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Éditorial
L'espoir d'un nouveau souffle
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Par Madiambal Diagne,
Président international
La Journée internationale de la Liberté de la Presse intervient cette année dans un contexte toujours marqué par la lutte contre la pandémie du COVID-19. Cette crise qui nous a arraché des proches, confrères et être chers, a mis à genoux des économies, mis à nu les lacunes de nos administrations, n’a pas épargné le secteur des médias. Notre secteur d’activité s’est vu touché dans son modèle de fonctionnement.
Les médias ont été au cœur de toutes les actions de lutte contre la pandémie, comme ils ont été au cœur des polémiques ou des controverses, s’ils ne les ont pas d’ailleurs suscités parfois. Il s’est posé, plus que jamais, la question du rapport du public à l’information, la façon dont les gens s’informent dans un monde changeant et la nécessité pour les acteurs des médias d’assurer l’exercice de leur métier dans un monde qui en a plus que besoin et où l’adversité à l’égard de la presse n’a jamais été si grande.
Le monde ne semble pas en avoir fini avec la pandémie et l’Union internationale de la Presse Francophone (UPF) ne manquera pas de trouver de bonnes occasions pour susciter la réflexion autour des leçons que devrait inspirer la gestion de la pandémie.
En effet, l’UPF ne ménage aucun effort dans la promotion des droits et libertés des journalistes et fait de la défense de l’information libre une des motivations de son action quotidienne. La pandémie du COVID-19 et ses incidences sur le fonctionnement des démocraties révèle à juste titre le rôle fondamental des médias pour des sociétés plurielles, permettant le plein épanouissement de tous, garantissant la transparence dans la conduite des affaires publiques.
Les différents rendez-vous prévus cette année ont été reportés ou se sont tenus par visio-conférence, mais l’engouement et l’implication des membres de l’UPF ont été constants. Cela est une belle promesse en espérant un retour très vite à la normale (si cela fait encore sens?) pour que les médias, au sortir de cette pandémie qui a pu les essouffler, hument un air de liberté, d’autonomie et d’indépendance partout dans le monde.
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49e Assises de la presse francophone auront lieu du 17 au 19 novembre 2021 en Tunisie
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Reportées en 2020 en raison des conditions sanitaires, les 49e Assises internationales de la presse francophone se tiendront du 17 au 19 novembre 2021 en Tunisie. Une édition qui se déroulera en présentiel mais également en format digital pour une plus large audience. Le thème retenu est celui du leadership féminin.
Le bureau international et la section tunisienne de l'UPF travaillent de concert pour vous accueillir dans des conditions optimales à Tunis.
Les Assises de Tunis devront marquer les retrouvailles de la grande famille UPF et célébrer les 70 ans de notre organisation.
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Zara Nazarian ouvre des perspectives
de l'UPF au Liban
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La secrétaire générale de l'Union de la presse francophone (UPF), Zara Nazarian, a effectué un voyage au Liban les 6 et 7 avril dernier. Durant son séjour, la secrétaire générale a multiplié les contacts avec les responsables et les professionnels des médias francophones dans le pays.
C’est ainsi qu’elle a été reçue le mercredi 7 avril par la ministre sortante de l'Information, Manal Abdel Samad Najd, en présence de la conseillère de la ministre pour les affaires des médias francophones, Elissar Naddaf.
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Mme Nazarian a discuté avec ses interlocuteurs libanais des moyens de la coopération et de projets communs. Elle a déclaré que sa visite s'inscrit dans le contexte de la création d'une branche libanaise de l'Union, à la lumière des grandes capacités du Liban dans le domaine de la presse francophone, notant que le Liban est francophone par excellence.
A ce sujet, la secrétaire générale de l’UPF a rencontré des confrères journalistes et lancé les perspectives nouvelles pour une présence forte de l’UPF au Liban.
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ACTUALITES :
Liberté de la presse : le journalisme "bloqué" dans plus de 130 pays, selon RSF
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Reporters sans frontières publiait mardi l'édition 2021 de son classement mondial de la liberté de la presse. L'ONG estime notamment que la pandémie de Covid-19 a représenté "une forme d'opportunité pour des États qui ont pu restreindre la liberté de la presse".
L'exercice du journalisme, "principal vaccin" contre la désinformation en pleine pandémie de coronavirus, est "totalement ou partiellement bloqué" dans plus de 130 pays, alerte Reporters sans frontières (RSF), qui publiait mardi l'édition 2021 de son classement mondial de la liberté de la presse.
Au total, 73% des 180 pays évalués par l'ONG se caractérisent par des situations jugées "très graves", "difficiles", ou "problématiques" pour les journalistes, et sont ainsi classés noir, rouge ou orange sur la carte du monde de la liberté de la presse. Si cette proportion reste stable sur un an, seuls 12 pays sur 180, soit 7%, contre 8% l'année dernière, affichent une "bonne situation". Cette "zone blanche" n'a "jamais" été "aussi réduite depuis 2013", d'après RSF.
La pandémie a exacerbé la répression
En outre, la pandémie de Covid-19 a représenté "une forme d'opportunité pour
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des États qui ont pu restreindre la liberté de la presse", souligne à l'AFP le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire.
Elle a ainsi exacerbé la répression dans les pays les plus "muselés" comme l'Iran (174e, -1), l'Arabie Saoudite (170e), l'Egypte (166e) ou la Syrie (173e, +1), d'après l'ONG.
Elle a également "provoqué une énorme fermeture des accès" au terrain et aux sources d'informations pour les journalistes, insiste Christophe Deloire.
La situation est d'autant plus préoccupante que le journalisme est le principal rempart contre la "viralité de la désinformation", parfois alimentée par les gouvernements eux-mêmes.
Les présidents Jair Bolsonaro au Brésil (111e, -4) et Nicolas Maduro au Venezuela (148e, -1) ont ainsi "fait la promotion de médicaments dont l'efficacité n'a jamais été prouvée par le monde médical", rappelle RSF.
La France 34e
Au bas du classement figurent toujours la Chine (177e), devant le Turkménistan (178e, +1), la Corée du Nord (179e, +1) et l'Erythrée (180e, -2).
En haut du tableau, la Norvège conserve sa première place pour la cinquième année consécutive, devant la Finlande et la Suède, redevenue troisième au détriment du Danemark (4e, -1).
Si l'Europe reste la région la plus sûre, les agressions et interpellations abusives s'y sont multipliées, notamment en Allemagne (13e, -2), en France (34e) lors des manifestations contre le projet de loi "sécurité globale", en Italie (41e), en Pologne (64e, -2), en Grèce (70e, -5), en Serbie (93e) et en Bulgarie (112e, -1).
Europe 1
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ARTICLE 19 tire la sonnette d’alarme sur
les violations à l’encontre des journalistes
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ARTICLE 19 tire la sonnette d’alarme sur la récurrence des violations à l’encontre des journalistes et des médias en Afrique de l’Ouest et appelle les gouvernements de la sous- région à veiller au respect de la liberté d'expression et l'accès à l’information, dans un communiqué transmis à PressAfrik.
L’organisation demande de dépénaliser les délits de presse et veiller à l’application effective de la mesure par les instances en charge, mais aussi de prendre des mesures efficaces pour la sécurité des journalistes et mettre fin à l’impunité des crimes commis contre eux et enfin d’assurer l'effectivité de l'indépendance des organes de régulation des médias et à accélérer la facilitation des mécanismes d’autorégulation.
ARTICLE 19 rappelle pour sa part à la CEDEAO de faire valoir auprès des Etats membres de la communauté leur obligation à garantir l’accès aux sources d’information par les professionnels des médias et à respecter les droits des journalistes conformément à la disposition 66 du traité de la communauté relative à la presse.
Au cours de la période de mai 2020 à Avril 2021, ARTICLE 19 a documenté plus de 100 atteintes à la liberté de la presse dans 12 pays de la sous-région. Ces violations ont le plus souvent porté sur des atteintes à la vie des journalistes en service, des agressions physiques et traitements dégradants contre des journalistes en service, des destructions ou dommages de matériels des journalistes
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en service et des destructions des informations notamment des images filmées par des journalistes en service.
L’organisation a aussi noté des arrestations, détentions et condamnations arbitraires des journalistes, des attaques et menaces en ligne contre des journalistes, des fermetures et coupures abusives de signal des médias ainsi que des amendes arbitraires, des attaques contre les installations des maisons de presse et des résidences des journalistes, des coupures d’internet et des cyber-attaques et des ingérences politiques dans la gouvernance des organes de régulation.
Selon ARTICLE 19, de ces atteintes, 59 cas ont été documentés au Nigéria, 20 au Sénégal, trois en Guinée, deux en Côte d’Ivoire, quatre au Niger, deux au Burkina Faso, six au Ghana, un en Guinée Bissau, deux en Sierra Leone, deux au Mali, cinq au Togo et un au Bénin.
Dans la plupart des cas, ces violations ont été commises par des « préposés de l’Etat en toute impunité et même lorsque des enquêtes sont promises ou ouvertes, elles n’aboutissent pas. Dans une moindre mesure, les atteintes émanent des citoyens civils », regrette l’Ong.
PressAfrik
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Cameroun : Des armes à feu contre
des journalistes
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Les journalistes exerçant dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest Cameroun restent une cible privilégiée pour les séparatistes armés, dans le cadre de la crise sécuritaire qui perdure depuis plus de quatre ans dans ces deux régions.
Le 24 avril 2021, Moni Banjo Massongo, journaliste exerçant dans le Sud-Ouest comme chef de centre de la Jeunesse à Mbonge, a été enlevé par les séparatistes qui ont exigé une somme de 500 000 Fcfa pour sa libération. Le même week-end, le Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc) a annoncé le kidnapping d’un de ses membres dans la région du Nord-Ouest. Quelques heures après, les deux journalistes ont été libérés.
Fame Bonyuy Ayisse, journaliste à la Crtv Buéa, a été kidnappée dans la journée du 14 mars 2021 par les séparatistes. Conduite dans une localité inconnue, elle a été torturée et libérée vingt-quatre heures après son enlèvement. En avril 2020 à Bamenda, chef-lieu de la région du Nord-Ouest, le journaliste Choves Loh, chef d’agence de la Société de presse et d’édition du Cameroun (Sopecam) responsable régional du journal gouvernemental, a, lui aussi, été libéré vingt-quatre heures après son enlèvement. Une fois kidnappés par les hommes armés, ces journalistes sont torturés avant d’être libérés. Difficile de dire si le paiement des rançons exigées reste le moyen pour obtenir la libération des journalistes.
Ce climat de terreur et de peur qui pèse sur les journalistes rend difficile l’exercice du métier. Le 3 mai 2021, le Cameroun s’est joint au reste du monde pour célébrer la journée mondiale de la liberté de la presse. Le thème choisi par l’Unesco pour cette édition 2021 est : « l’information comme bien public ». Les associations de défense des intérêts des journalistes sont préoccupées par la situation des professionnels des médias dans ces deux régions en cette période de commémoration de la journée mondiale de la liberté de la presse.
Presse en danger
Inès Danielle Ondoa Balla, présidente régionale du Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc) dans la région du Sud-Ouest, affirme : « Les descentes sur le terrain deviennent un risque. Les journalistes reçoivent des menaces par téléphone. Le droit du public à l’information et le devoir du journaliste d’informer sont ainsi violé avec ces multiples enlèvements. Dans notre plan d’action, nous comptons saisir les autorités de la région pour leur demander de mettre en place une plateforme qui prend en compte la sécurité des journalistes travaillant dans les zones en conflit entre l’armée régulière et les séparatistes anglophones».
Dans le cadre des activités liées à la célébration de la journée internationale de la liberté de presse, les responsables syndicaux de la région du Sud-Ouest ont initié au cours de la semaine qui vient de s’achever des journées de rencontre auprès des autorités administratives et des forces de maintien de l’ordre : « Nous avons rencontré le gouverneur du Sud-Ouest, le préfet du Fako et les responsables des forces de défense. Nous avons demandé à ces autorités de protéger les journalistes qui travaillent dans les conditions sécuritaires déplorables. Depuis le déclenchement de la crise sécuritaire, cinq journalistes exerçant dans le Sud-ouest ont été kidnappés par des inconnus », précise la présidente nationale du Snjc
pour le Sud-Ouest.
En dehors des cas de kidnapping, les journalistes exerçant dans ces deux régions sont victimes d’arrestations. C’est le cas de Samuel Wazizi, un journaliste décédé dans des conditions troubles alors qu’il était entre les mains des militaires. Kingsley Njoka, journaliste exerçant dans le Sud-Ouest, est poursuivi aujourd’hui devant le tribunal militaire pour complicité avec les terroristes.
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Me Amungwa, avocat au Barreau du Cameroun se dit très gêné de la manière dont certains journalistes sont traités dans le cadre de la crise sécuritaire qui sévit dans le Nord-Ouest. Ce juriste défend le journaliste Kingsley Njoka devant le tribunal militaire de Yaoundé. Selon lui, les journalistes sont parfois interpellés pour le simple fait qu’ils ont été en contact avec certaines personnes présentées comme étant les séparatistes. « Cela ne devrait pas se faire parce que dans le cadre de l’exercice de son métier, le journaliste est censé être en contact avec plusieurs sources »
Les Ong dénoncent
Une situation qui préoccupe l’Ong international Reporters sans frontières (Rsf). Arnaud Froger, responsable de Rsf pour l’Afrique affirme : « L’exercice du journalisme au Cameroun en général est particulièrement périlleux comme le relève notre dernier rapport. Le pays pointe à la 135ème place, soit moins une place par rapport à l’année 2020. C’est son pire classement depuis que nous utilisons la méthodologie mise en place en 2013. Cela est d’autant plus vrai pour les journalistes évoluant dans les régions anglophones du pays. Le niveau de menace et d’intimidation y est important. Des journalistes y sont parfois arbitrairement arrêtés voire pire si on se réfère au cas de Samuel Wazizi qui est mort alors qu’il était détenu par les militaires depuis plusieurs mois.
Ces exactions se passent souvent à l’abri des regards dans la plus grande impunité ». Le représentant de RSF pour l’Afrique affirme que l’émoi international provoqué par la mort dans des circonstances suspectes du journaliste Wazizi ne s’est traduit par aucune action significative de la part des autorités afin que justice lui soit rendue. Rsf invite les autorités camerounaises à garantir la sécurité des journalistes. Il souhaite également que les « arrestations arbitraires et les intimidations » à leur endroit cessent. Un responsable du ministère de la Communication affirme que l’Etat reste préoccupé du retour de la paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud–Ouest en ces temps de crise.
« Les séparatistes ne ciblent pas uniquement les journalistes. Les fonctionnaires, les enfants, les femmes et les religieux subissent les pressions de ces gens sans foi ni loi. L’Etat déploie tous les moyens nécessaires pour assurer la sécurité de tous les citoyens y compris les journalistes qui exercent dans ces deux régions. La liberté de la presse est protégée et garantie au Cameroun, mais depuis le déclenchement de la crise anglophone, plusieurs journalistes ont été utilisés comme relais de certains séparatistes », affirme notre source.
Les kidnappings, les arrestations arbitraires et les menaces à l’endroit des journalistes violent plusieurs conventions internationales ratifiées par le Cameroun. Parmi ces conventions, l’on peut citer l’article 19 de la déclaration universelle des droits de l’homme qui précise en son article 19 que : « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit ».
Dans la même logique, l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques stipule en son article 19 que : « Nul ne peut être inquiété pour ses opinions.2. Toute personne a droit à la liberté d’expression ; ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen de son choix.3. L’exercice des libertés prévues au paragraphe 2 du présent article comporte des devoirs spéciaux et des responsabilités spéciales.
Il peut en conséquence être soumis à certaines restrictions qui doivent toutefois être expressément fixées par la loi et qui sont nécessaires :a) Au respect des droits ou de la réputation d’autrui; b) A la sauvegarde de la sécurité nationale, de l’ordre public, de la santé ou de la moralité publique.
237 Online.com
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Algérie : le journaliste Rabah Karèche
reste en prison malgré les protestations
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Un tribunal algérien a maintenu mardi 27 avril en détention le journaliste Rabah Karèche, accusé de diffusion de fausses nouvelles et écroué la semaine dernière, un emprisonnement qui a scandalisé ses collègues, a indiqué le quotidien francophone Liberté pour lequel il travaille.
«La chambre d'accusation du tribunal de Tamanrasset a rejeté, mardi 27 avril, la demande de liberté provisoire introduite par la défense du journaliste de Liberté, Rabah Karèche, correspondant à Tamanrasset», dans le grand sud de l'Algérie, écrit le journal, titre phare de la presse francophone. Rabah Karèche a été inculpé et écroué le 19 avril pour diffusion de fausses informations pouvant porter «atteinte à la sécurité publique» après avoir publié le compte rendu d'un mouvement de protestation des Touaregs.
Selon Liberté, il est reproché à son correspondant «la création d'un compte électronique consacré à la diffusion d'informations susceptibles de provoquer la ségrégation et la haine dans la société», la «diffusion volontaire de fausses informations susceptibles d'attenter à l'ordre public» et «l'usage de divers moyens pour porter atteinte à la sûreté et l'unité nationale». Rabah Karèche, journaliste expérimenté et respecté établi de longue date à Tamanrasset, avait rapporté que les habitants de cette région dénonçaient «l'expropriation de leurs terres au profit» des wilayas (préfectures) de Djanet et d'Illizi, nouvellement créées à la faveur d'un nouveau découpage territorial.
Les populations touarègues de l'extrême sud de l'Algérie, berbérophones, dénoncent régulièrement leur marginalisation économique et sociale au sein d'un État très centralisé. Une réforme du Code pénal adoptée l'année dernière criminalise désormais la diffusion des «fake news» qui portent «atteinte à l'ordre public».
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Leurs auteurs sont passibles de un à trois ans de prison, voire le double en cas de récidive, selon ce nouveau texte critiqué par les défenseurs de la liberté de la presse. «Le maintien en détention de Rabah Karèche est incompréhensible», a réagi le directeur du bureau Afrique du Nord de Reporters sans frontières (RSF), Souhaieb Khayati. «Nous appelons à sa libération immédiate et à l'abandon des charges retenues à l'encontre du journaliste qui n'a fait que son travail d'information», a-t-il ajouté dans un communiqué.
Dimanche, les soutiens de Rabah Karèche ont organisé un sit-in de solidarité devant le siège de Liberté à Alger. Dans un communiqué, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), basé à New York, a réclamé la «libération immédiate et l'abandon de toutes les charges» contre Rabah Karèche.
Mardi 3 mai, un nouveau rassemblement a eu lieu à Alger en soutien de Rabah Karèche. Les professionnels de la presse ayant répondu à l’appel ont tenu à relever la contradiction entre le discours officiel qui «prétend encourager la liberté de la presse», la célébration de la journée du 3 Mai et la réalité du terrain, marquée par une grave régression en matière de respect des libertés.
Les participants à cette action, initiée par le comité pour la libération de Rabah Karèche, ont appelé à la libération de leur confrère, à lever les contraintes sur l’exercice de la profession et garantir tout simplement la liberté d’expression.
Avec Le Figaro
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L’Association Haïtienne des Journalistes d’Investigation dénonce les persécutions contre le journaliste Seide Dorcey
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L’Association Haïtienne des Journalistes d’Investigation (AHJI) dit avoir appris avec stupéfaction l’invitation du commissaire du gouvernement de Saint Marc, Me Hugues Sylvain en date du 28 avril 2021 à l’intention du journaliste Seide Dorcey. Dans une note en date du 2 mai 2021, elle dit craindre que le commissaire n’utilise la justice dans le but de persécuter le journaliste.
Port-au-Prince, le 3 mai 2021.- Dans cette note de protestation, l’association rappelle que le 13 avril 2021, le journaliste Seide Dorcey, animateur de l’émission MOPAM sur la radio Star Vision Inter s’interrogeait sur les causes de la mort du Dr Dulensky Souverain Durandisse survenue le 31 mars 2021 à l’Hôtel Stop Ma.
Elle précise plus loin qu’à travers cette émission, le journaliste Seide Dorcey avait
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posé des questions sur les motifs du silence du commissaire du gouvernement de la ville sur les causes de la mort du médecin plus de deux semaines après.
« L’Association reconnaît que le journaliste n’est pas au-dessus de la loi mais s’étonne de l’attitude du commissaire qui en plus de l’invitation, à la demande du propriétaire de l’Hôtel Stop MA, exige du journaliste la bande sonore de l’émission », peut-on lire dans cette note.
Dénonçant cette invitation du commissaire du gouvernement prévue pour le lundi 3 mai, date de la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse, l’Association craint que la justice ne soit utilisée par le commissaire du gouvernement dans le but de persécuter un journaliste d’investigation qui fait son travail selon les règles de la déontologie du journalisme.
L’AHJI invite le commissaire du gouvernement, en sa qualité de défenseur de la société, à mettre l’action publique en mouvement afin de déterminer les causes et les circonstances de la mort du docteur Durkensly au lieu d’intimider le journaliste qui exerce son droit à liberté d’expression.
Vant Bèf Info (VBI)
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Liberté de la presse : la France épinglée
par le Conseil de l’Europe
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Le Conseil de l'Europe, institution internationale extérieure à l'Union Européenne et qui compte 47 Etats membres, alerte la France sur la situation de la liberté de la presse sur son territoire, et particulièrement sur le harcèlement dont les journalistes sont victimes. Celui-ci s'est accru en 2020.
Il ne fait pas bon être journaliste en France. Le Conseil de l'Europe épingle en effet Paris sur son respect de la liberté de la presse. Selon le dernier rapport annuel de la Plateforme du Conseil de l'Europe pour la protection du journalisme et la sécurité des journalistes, notre pays est le pays européen dans lequel les journalistes sont les plus harcelés, devant la Slovénie, l'Ukraine et la Pologne.
À l'échelle des 47 Etats membres du Conseil de l'Europe, 70 cas de harcèlement ont été recensés l'an dernier. Un chiffre record. Ce n'est guère mieux du côté du nombre d'agressions physiques, 52 en 2020, qui a doublé en 4 ans.
"Des actions concrètes s'imposent"
Le rapport 2021 indique que "le plus
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grand nombre d’atteintes à l’intégrité physique des journalistes a été signalé dans la Fédération de Russie, en Italie et au Royaume-Uni ; la France, la Pologne, la Turquie et l’Ukraine comptent pour leur part le plus grand nombre de cas d’intimidation et de harcèlement de journalistes".
Le rapport annuel de la Plateforme du Conseil de l'Europe pour la protection du journalisme et la sécurité des journalistes s'alarme de la situation de la liberté de la presse bien au-delà de la France.
Le document officiel indique d'ailleurs dans son titre adressé aux politiques européens que "des actions concrètes s'imposent" pour garantir la liberté des médias en Europe.
Europe 1
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La journaliste philippine Maria Ressa lauréate du prix de la liberté de la presse de l’Unesco
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La journaliste d’investigation est récompensée pour son travail en faveur de la liberté de la presse. La fondatrice du site d’information Rappler, très critique envers le président philippin Rodrigo Duterte, a subi de nombreuses pressions des autorités de l’archipel.
La journaliste Maria Ressa a reçu le 27 avril le prix mondial de la liberté de la presse Unesco/Guillermo Cano 2021 décerné par un jury international de professionnels des médias. Elle est récompensée pour “son combat en faveur de la liberté d’expression aux Philippines, qui sert de modèle pour les journalistes menacés partout dans le monde”, rapporte le site d’information philippin "Rappler", fondé par la lauréate.
Maria Ressa, 57 ans, est une journaliste américano-philippine mondialement reconnue pour ses travaux d’investigation.
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Passée par la cellule d’enquête de CNN puis responsable du pôle news du géant philippin ABS-CBN, elle lance le site d’information indépendant Rappler en 2012. Elle dirige toujours la plateforme aujourd’hui.
Marilu Mastrogiovanni, présidente du jury du prix, a salué l’engagement de Maria Ressa en faveur d’une presse libre et critique : « Le combat infaillible de Maria Ressa pour la liberté d’expression est un exemple pour de nombreux journalistes dans le monde. Son cas est emblématique des tendances mondiales qui représentent une réelle menace pour la liberté de la presse et donc pour la démocratie.”
Acharnement judiciaire
Ses travaux, très critiques envers le président philippin Rodrigo Duterte, lui ont attiré les foudres des autorités de l’archipel. “Elle fut la cible de poursuites judiciaires et d’attaques en ligne”, précise le site d’information philippin. En juin 2020, elle est condamnée pour diffamation au terme d’un long feuilleton judiciaire à la dimension largement politique. Rappler et ses salariés ont fait l’objet d’une dizaine de poursuites de la part du pouvoir philippin, illustrant l’acharnement judiciaire dont la journaliste est victime.
Le Courrier international
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Niger : soutien au journaliste d'investigation Moussa Aksar
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Le 7 mai courant, la justice nigérienne va donner son verdict dans le le procès du journaliste d’investigation Moussa Aksar, accusé de diffamation dans son enquête sur des malversations au ministère de la défense nationale du Niger.
Le directeur de publication de « L’Évènement Niger » encourt une peine d’amende de 500 000 francs CFA. Une peine requise à l’ouverture d’un procès en diffamation. Moussa Aksar est accusé par un opérateur économique nigérien, installé en Belgique. Son nom apparaît dans l’enquête publiée par le journaliste, en septembre 2020, sur des détournements au sein du ministère de la Défense nigérien.
Pour Boureima Ouedraogo, secrétaire général de la Cellule Norbert Zongo pour
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le journalisme d’investigation en Afriquede l’Ouest, ce procès relève du harcèlement et de l’intimidation.
Dans un communiqué publié le 5 mai courant, la CENOZO appelle les autorités nigériennes « à prendre les mesures nécessaires pour protéger le journaliste Moussa Aksar qui avait fait l’objet de menaces de mort au moment où il menait son enquêteet dont la plainte devant la justice est restée sans suite à ce jour ».
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LA VIE DE L’UPF
Visioconférence très suivie de Anne-Cécile Robert : « Les dernières nouvelles
du mensonge »
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Dans le cadre de son cycle de conférences et à l’occasion de la sortie de son livre : « Les dernières nouvelles du mensonge », l’Union internationale de la Presse francophone (UPF) a invité au débat Anne-Cécile Robert, le 21 avril dernier.
Spécialiste de l’Afrique et des institutions européennes, Anne-Cécile Robert est journaliste, Directrice des éditions et des relations internationales au Monde diplomatique et professeure associée à l’Institut d’études européennes et à l’Université Paris 8. A propos de son livre qu’elle vient de publier aux éditions Lux (Montréal), Anne-Cécile Robert déclare déconstruire « quelques mythes concernant le mensonge » et proposer « des outils pour refonder un espace public propice à la manifestation de la vérité ».
La visioconférence, animée par Loïc Hervouet, journaliste, ancien directeur de l'école de journalisme de Lille, a été très suivie par les membres de l'UPF qui ont pu intér-réagir en direct avec la conférencière.
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UPF-Vallée d’Aoste initie les jeunes
aux métiers de l’image et du numérique
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L’Union Internationale de la Presse Francophone - Section de la Vallée d’Aoste présentera lundi 10 mai à 18h00 en direct streaming sur les sites Aostasera.it et Upfvda.org cinq reportages et documentaires réalisés au sein du cours de formation professionnelle au Néo-journalisme audiovisuel - phase 2.
Le projet, réalisé en partenariat avec la Film Commission Vallée d'Aoste, a reçu le soutien du programme des politiques de la jeunesse de l'Assessorat de l'Education, de l'Université, des Politiques de la jeunesse, des Affaires européennes et des Sociétés à participation régionale.
Dix jeunes valdôtains ont travaillé en binôme, du mois de novembre 2020 à la fin d'avril 2021, en suivant un cursus de formation théorique et technique complet et intense. Ils ont réalisé cinq vidéos, reportages et documentaires, en français, italien et titsch.
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Martina Praz et Diletta Peretto ont tiré le portrait d’un artisan sur bois de Gressoney-Saint-Jean. Virginie Deguillame et Sylvain Deguillame ont développé l’histoire de la rue Trottechien à Aoste et de l’une de ses commerçantes. Silvia Pandolfini et Simone Sartore se sont penchés sur la mémoire des enfants ramoneurs en Vallée d’Aoste ; Deborah Bionaz et Lorenzo Imbimbo, le portrait d'un pionnier des cascades de glace à Cogne ; Filippo Maria Pontiggia et Jacques Martinet ont élaboré une réflexion en image sur la thématique de la Covid-19 en Vallée d’Aoste.
L’objectif de ce cours est de fournir des outils théoriques et pratiques favorisant l’insertion professionnelle des jeunes aux nouveaux métiers de l’image et du web.
L’ UPF - Section de la Vallée d’Aoste inscrit parmi ses missions la valorisation de la francophonie en Vallée d’Aoste et œuvre pour une ouverture internationale sur les médias.
Pour toutes informations :
Joseph Péaquin, responsable formation et coordination du projet « Néo-journalisme audiovisuel –phase 2»
Cell : 349 2972071
Email : info@upfvda.org
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UPF-Maroc : Focus sur le rôle des médias dans le traitement des droits de l’enfant
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UPF Maroc a braqué les projecteurs, jeudi 22 avril, sur le rôle des médias dans le traitement des questions liées aux droits de l’enfant avec l’intervention du magistrat et ancien président du Tribunal pour enfants de Bobigny, Jean-Pierre Rosenczveig.
S’inscrivant dans le cadre du cycle de rencontres “Comprendre pour mieux informer” de l’UPF, cet atelier en ligne, organisé avec le soutien du Service de coopération et d’Action culturelle de l’Ambassade de France au Maroc (SCAC) sur le thème des “droits des enfants dans les médias”, a été l’occasion de passer en revue les pratiques liées à la médiatisation des questions de l’enfance.
Ainsi, M. Rosenczveig a d’emblée défini le concept de l’enfant, en affirmant que les droits de l’enfant est “un réel sujet de préoccupation à travers le monde trop souvent négligé ou maltraité” de par l’existence de zones d’ombre dans les politiques publiques. Pour étayer son propos, la figure de la justice des mineurs en France explique la préoccupation mondiale à l’égard de la question de l’enfance par plusieurs préjudices que ceux-ci subissent, aussi bien dans les pays développés qu’ailleurs, tels que la pauvreté, la précarité, les conflits armés, la traite, ainsi que les violences sexuelles, relevant que la crise sanitaire induite par le coronavirus soulève actuellement la question de l’accès aux soins pour les enfants.
La délinquance juvénile, les enfants soldats, le trafic d’organes, les enfants manipulés à des fins politiques, en sus des sciences de la vie et des nouveaux procédés procréatiques, poursuit M. Rosenczveig, sont autant de maux auxquels sont exposés les enfants de par le monde, estimant que la question de l’enfance nécessite de développer une action sociale effective, d’aller vers ces mineurs et de les engager dans un parcours pour “les extirper de la délinquance, de l’errance et de la toxicomanie”.
Face à la complexité de la situation, M. Rosenczveig appelle les médias à aborder cette problématique de façon indispensable mais sous conditions, expliquant que les médias ont le pouvoir de dénoncer les conditions des enfants, d’interpeller les institutions et les pouvoirs publics à cet effet et en tant que
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vecteur d’information dans les démocraties, de contribuer à promouvoir les droits de l’enfant en tant que levier de développement des sociétés.
Pour ce faire, l’expert préconise aux journalistes deux prérequis majeurs, à savoir disposer d’une “connaissance de la toile de fond” à travers les investigations personnelles et les résultats des rapports nationaux et internationaux (ex UNICEF) en l’occurrence, et de veiller au respect des précautions inhérentes à l’éthique personnelle du journaliste et à la déontologie professionnelle afin de servir la cause sans aucun égard au sensationnalisme.
Les médias doivent œuvrer dans le cadre du respect de la personne de l’enfant, de son identité et de sa vie privée ainsi que de le protéger contre l’impact de la médiatisation, en prenant garde de ne pas diffuser d’information relevant du secret d’instruction pour les affaires pénales, estime M. Rosenczveig, désignant l’action médiatique comme un compromis entre les droits des enfants et le droit à l’information, sans exposer les enfants eux-mêmes.
M. Rosenczveig, également auteur de plusieurs ouvrages en la matière, considère, en outre, que les médias devraient s’accaparer la mission de “populariser le droit” et de l’expliquer aux enfants pour qu’ils en soient conscients car ceux sont les premiers concernés, rappelant que l’une des dimensions originales de la CIDE est la considération de l’enfant comme une personne à part entière, un être moral doté de la liberté de conscience et d’expression.
Cet atelier digital a connu la participation notamment de la présidente de l’UPF Maroc, Meriem Oudghiri, de la Vice-présidente de l’UPF Maroc, Myriam Ezzakhrajy, de représentants du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) et de l’Ambassade de France au Maroc ainsi que de journalistes.
MAP
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UPF-Djibouti : Atelier de formation au profit des journalistes djiboutiens
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L’Union de la Presse Francophone de Djibouti a organisé, du 27 au 29 avril, à l’Institut des Etudes Diplomatiques de Djibouti un atelier de formation au profit des journalistes djiboutiens sur les droits de l’homme. L’atelier organisé avec le soutien de l’UNESCO a regroupé une vingtaine de journalistes issus de la presse écrite et audio-visuelle.
La cérémonie de lancement a vu la participation de la Conseillère du ministre de la Communication, chargé des Postes et des Télécommunications, Aicha Mohamed Robleh, du secrétaire général de la commission de l’UNESCO à Djibouti Mohmed Moussa Yabeh et du Président de l’UPF-Djibouti Kenedid Ibrahim Houssein.
Dans un discours prononcé à cette occasion le Président de l’UPF-Djibouti a rappelé que les journalistes jouent un rôle important dans la promotion et la protection des droits de l’homme. Il a indiqué que cet atelier vise à former les journalistes djiboutiens pour leur permettre de mieux appréhender les questions des droits humains. Il s’inscrit aussi dans le cadre du renforcement des capacités des professionnels des médias djiboutiens.
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De son côté le secrétaire général de la commission de l’UNESCO à Djibouti Mohamed Moussa Yabeh il a déclaré que l’UNESCO accorde une importance capitale à la question des droits de l’homme surtout celui relatif à la liberté de communication et à la liberté de la presse. Rappelant que « toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion, de culte et d'opinion dans le respect de l'ordre établi par la loi et les règlements. ».
La conseillère du ministre de la Communication, chargé des Postes et des Télécommunications Aicha Mohamed Robleh, a salué le travail des journalistes qui, dans certaines régions du monde, et « aux risques de leur sécurité personnelle et de leur liberté, informent sur les violations, le non respect des droits de l’homme.
Durant les trois jours d’ateliers les journalistes se sont familiarisé avec les techniques de couverture des questions des droits de l’homme.
L’atelier a éte animé par Dr Obsieh Ali Djama, Directeur des études en sciences juridiques et politiques à l’Université de Djibouti et maitre de conférences en droit public à l’Université de Djibouti.
Rappelons que cet atelier s’inscrit dans le cadre de la contribution de l’UNESCO au renforcement des médias et dans le cadre des efforts visant à développer la pluralité et la diversité dans les médias dans le cadre du Programme International pour le Développement de la Communication (PIDC).
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UPF Sénégal : Forte mobilisation le 3 mai
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A l'occasion de la célébration de la Journée internationale de la presse, le 3 mai, la section sénégalaise de l'UPF s'est activement impliquée avec une forte participation de ses militants lors du sit-in organisé à Dakar.
Une délégation conduite par le président, Abdoulaye Thiam et des membres du bureau de la section était présente au sit-in organisé devant le ministère de la Communication, à Dakar.
Cette manifestation initiée par la Coordination des associations de la presse (Cap) a vu une forte mobilisation des journalistes et professionnels des médias.
Les manifestants ont dénoncé les conditions de travail dans les rédactions et les dérives constatées récemment, notamment les persécutions et autres pressions des forces de l'ordre les empêchant d'exécuter correctement leur travail.
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S'adressant à l'assistance, M. Thiam a salué cette mobilisation sans précédent avant d'insister sur la solidarité entre confrères et consœurs. Il a pris l'engagement de plaider auprès de l'UPF internationale pour la promotion d’une presse libre au service des populations.
A la fin de la cérémonie, une délégation de la Cap a été reçue par le secrétaire général du ministère en présence du directeur cabinet
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Chronique de Pierre Ganz :
Peut-on tout laisser dire ?
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Les débats sont devenus le quotidien des radios et des télévisions. Quatre ou cinq personnes en plateau, un sujet d’actualité ou monté en épingle sur les réseaux sociaux, c’est une heure ou plus d’émission à bas coût et des espoirs d’audience et de rentrées publicitaires. Pour les journalistes chargés d’animer ces émissions, l’exercice n’est pas absent de pièges déontologiques.
Les instances de régulation de l’audiovisuel demandent aux chaînes de télévision de « maîtriser leur antenne ».
En clair de ne pas laisser dire n’importe quoi. La limite est de définir ce qui ne doit pas passer sans réaction. Une limite est celle de la Loi. Dans plusieurs pays, certains propos sont des délits passibles de poursuites.
La limitation de la liberté d’expression la plus fréquente repose sur une disposition du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, signé par 172 états.
Il prévoit que les législations nationales doivent combattre l’incitation à la haine nationale, raciale ou religieuse. *
C’est le cas en France où sont prévues des poursuites pour ces délits. Ainsi qu’en cas de négation de la destruction des juifs d’Europe par les nazis, d’apologie des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité, et des crimes de réduction en esclavage. Notons que des historiens déplorent cette seconde approche : ils y voient, au-delà de la protection justifiée de la mémoire des victimes, une tentative d’imposer une histoire officielle. Il reste que le journaliste ne pourra pas donner la parole à un négationniste sans prévoir la contradiction de ses affirmations.
Ailleurs, c’est la critique de la religion qui expose à des poursuites. Une étude pour l’organisation des nations unies pour les droits de l’homme déjà ancienne (https://www.ohchr.org/Documents/Issues/Expression/ICCPR/Nairobi/NairobiStudyF.pdf) souligne par exemple que certains états du continent africain ont des législations qui « associent exclusivement la prohibition de l’incitation à la haine nationale, raciale ou religieuse à la liberté de religion ».
L’autre référence est celle des codes de déontologie. Tous comprennent des dispositions contre l’incitation à la haine et à la violence.
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Exemple parmi d’autres, celui du Bénin qui stipule que « le journaliste se refuse à toute publication incitant à la haine tribale, raciale et religieuse. Il doit proscrire toute forme de discrimination. Il s’interdit l’apologie du crime ».
Une autre limite est celle du respect des personnes et de la dignité humaine. On a entendu ainsi récemment un critique musical dénoncer avec délectation et méchanceté la laideur - de son point de vue - d’une artiste sans que quiconque autour de lui réagisse.
Fort de ces principes, un journaliste est fondé à se démarquer voire à interrompre des propos les plus virulents. Car ne pas réagir c’est valider. Une attaque gratuite sur le physique, l’origine, le sexe, d’une personne doit être relevée pour ce qu’elle est. Encore plus un propos haineux e/ou poussant à l’action physique contre quelqu’un ou, c’est le cas le plus fréquent, une catégorie de la population.
Lorsque de tels propos sont tenus au cours d’un entretien, il faut demander à celui qui les tient s’il se rend compte de la portée de ce qu’il dit. Lequel peut atténuer ou revenir totalement en expliquant que ses mots ont dépassé sa pensée. Au journaliste ensuite de décider de les reproduire ou pas à l’écrit ou dans un enregistrement diffusé, selon qu’ils ont ou non traduit spontanément une information essentielle sur la pensée et/ou la personnalité de son interlocuteur.
En direct, il ne faut pas hésiter à relancer son interlocuteur. Pour souligner la responsabilité qu’il prend avec de tels propos. Pour lui rappeler les limites à la liberté d’expressions prévues par la loi et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
Dans les cas les plus graves, lorsque sont exprimés en direct des appels à s’en prendre à des personnes ou des groupes désignés, ou lorsque sont prononcés des mots de haine susceptibles d’entretenir ou de créer un climat de violence, il ne faut pas avoir peur d’interrompre l’entretien. Être invité à la radio ou à la télévision n’est pas un permis de violer les lois. Certains crieront à la censure. Le journaliste invoquera sa responsabilité vis-à-vis du public.
Pierre Ganz
*https://www.ohchr.org/fr/professionalinterest/pages/ccpr.aspx
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Chronique de Jean-Claude Allanic :
Bons becs de Montréal
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Ce n’est pas parce qu’on est Français, qu’on parle français, qu’on peut se considérer comme un francophone bon teint.
Le « Devoir » de Montréal a raconté la mésaventure d’un routier français installé au Québec. Yohan Flaman, voulant devenir résident permanent, s’est inscrit, comme c’est la loi, au « programme de l’expérience québécoise » (PEQ) qui permet d’obtenir le sésame convoité.
La démarche prévoit des tests pour ceux qui ne peuvent justifier de trois années d’enseignement secondaire en français. Quand on a fréquenté au moins une école élémentaire en France, on se dit que c’est dans la poche. Las ! Notre routier a échoué lamentablement, perdant, par la même occasion, les 240 dollars d’inscription qui sont, eux, partis dans la poche des autorités québécoises.
Les mauvaises langues (françaises) diront que cela témoigne de la baisse du niveau scolaire dans l’hexagone. Et, dans les colonnes du « Devoir », une autre mauvaise langue (québécoise) reconnaît que « bien des grands linguistes et quelques académiciens échoueraient lamentablement » à ces tests.
« Sincèrement, on dirait que c’est un examen qui est fait pour être raté », affirme Yohan Flaman.
Un confrère m’a communiqué la liste des exercices demandés et des questions posées.
Il faut reconnaître qu’il faut avoir l’esprit aussi vif qu’une flèche iroquoise pour répondre, à l’épreuve orale, à 60 questions en 40 minutes.
A l’écrit, les énoncés ne brillent pas toujours par leur clarté quand on demande aux candidats d’établir « adéquatement des rapports logiques de contraste par des mots ou locutions appropriés. Mais, Bien que, Malgré que, Même si ». Ou d’utiliser tout aussi « adéquatement le présent du subjonctif dans l’expression de rapports logiques. Bien que + subjonctif. Pourvu que + subjonctif ».
Comme monsieur Jourdain, monsieur Flaman ignorait sans doute qu’il pratiquait le subjonctif présent tous les jours.
Des voix se sont élevées dans la presse contre les délais très longs pour obtenir le titre de résident permanent et contre des épreuves jugées excessivement difficiles, en particulier pour les non francophones de naissance.
Quoiqu’il en soit (ne serait-ce pas un subjonctif présent ?), je ne sais pas ce qu’en a pensé mon concitoyen Yohan
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Flaman mais, moi, j’ai bien aimé l’exercice consistant à comprendre « une variété de mots courants et d’expressions idiomatiques populaires » comme « C’est de valeur », « C’est plate », « On se reprendra », « Patente ». Et qui demande de distinguer les nuances entre « Aimer/Adorer », « Conjoint et Chum ».
J’ai bien envie de prendre la chance de passer le test car je n’ai pas de misère à m’adapter. J’aime bien jaser, surtout avec ma blonde. Je tripe fort et je suis aux oiseaux avec elle, surtout quand elle me donne un bec.
Cela étant, ne vous avisez pas de demander des nouvelles de ses gosses à votre voisin de palier. Au mieux, ce serait aussi incompréhensible pour lui que si vous lui demandiez comment se portent ses bijoux de famille. Au pire, il pensera que vous le niaisez et ça pourrait se terminer par une grosse chicane.
Joke mise à part, si vous avez l’intention d’émigrer dans la Belle Province, sachez que les travailleurs en intelligence artificielle qui gagnent plus de 100 000 dollars canadiens annuels, sont dispensés du test de français. Business is business !
* Au cas où … voici un petit lexique pour éviter les quiproquos et les niaiseries :
Bec : baiser,
Prendre la chance : prendre le risque.
J’ai de la misère : j’ai du mal, de la difficulté.
C’est de valeur : c’est fâcheux.
C’est plate : c’est ennuyant.
On se reprendra : on reste en contact
Patente : truc, machin.
Chum : copain et aussi relation amoureuse.
Avoir de la misère : rencontrer des difficultés à faire quelque chose.
Jaser : discuter, échanger.
Blonde : petite copine ou amoureuse.
Triper fort : avoir une passion plus ou moins incontrôlable.
Être aux oiseaux : aux anges !
Gosses : généralement vont par deux.
Niaiser : se moquer.
Chicane : dispute.
Joke : blague.
Et, pour éviter tout quiproquo si vous êtes invité chez quelqu’un, sachez que le déjeuner est le petit déjeuner, le dîner est le déjeuner et le souper le dîner.
Vive la diversité de la francophonie !
jcallanic@gmail.com
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Jeune Afrique
Ben Yahmad tire sa révérence
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Le fondateur du groupe panafricain Jeune Afrique, Béchir Ben Yahmed, est décédé le 2 mai 2021 des suites du COVID- 19, à l’âge de 93 ans. Le défunt avait créé Jeune Afrique à Tunis en 1963, avant de déménager le magazine à Rome puis à Paris.
Jeune Afrique, est devenu LE magazine de référence de l’élite politique, surtout francophone, en Afrique.
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Ouest-France
1er quotidien francophone
Ouest-France est le premier quotidien francophone au monde et l’un des principaux sites d’information en France. 625 896 exemplaires diffusés, chaque jour, en 2020 (source ACPM OJD). 88,4 % de versions papier, 11,6 % de versions numériques avec une progression de + 45 % comparé à 2019 et 580 000 abonnements numériques et journal papier.
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Allemagne
BILD fait sa télé
Face à l’érosion de ses ventes papier, le journal phare du groupe de presse Axel Springer annonce le lancement d'ici septembre d'une chaîne de télévision. Le groupe dit vouloir lancer ce projet avant les élections législatives du 26 septembre. La nouvelle chaîne devrait être notamment disponible sur le câble, le satellite et via Internet.
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Diplômé en Hautes Etudes Commerciales (HEC Paris), Béchir Ben Yahmed a été, à 28 ans, le plus jeune ministre du président Bourguiba en 1956.
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Ouest-France fait partie du groupe Sipa-Ouset France qui comprend des médias d’information papier, radios, télés et numériques.
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Bild, journal le plus lu d'Allemagne, veut s'imposer dans la vidéo en direct, selon son propriétaire Axel Springer. La nouvelle chaîne devrait être disponible sur le câble.
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