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Éditorial
« Le français ! Notre butin de guerre »
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Par Khaled Drareni

« Le français ! Notre butin de guerre », c’est en ces termes que le plus célèbre des écrivains algériens Kateb Yacine avait qualifié la langue française face à tous ceux qui voulaient la réduire à n’être que la langue du colonisateur, et il avait bien raison.
Car durant toutes ces années de guerre d’Algérie, c’est bien avec le français que s’est organisée toute la campagne indépendantiste à travers ses relais médiatiques, surtout comme le journal El Moudjahid qui était le bas armé de la révolution algérienne.
Aujourd’hui nous vivons en Algérie un autre mouvement d’émancipation qui ne cherche qu’à édifier un Etat de droit et des libertés, un long processus auquel j’ai voulu participer en ma qualité de journaliste et qui m’a éloigné de vous durant une année entière.
Mais de là où j’étais, je savais que vous ne m’aviez jamais oublié, bien au contraire.
Chers amis de l’UPF, je ne saurai jamais vous remercier comme il se doit de votre solidarité et, j’ose le dire, de l’amour que vous m’avez exprimé durant l’épreuve que j’ai traversée. L’écho m’en parvenait puissamment derrière les barreaux et il m’a aidé à ne pas renoncer et à ne pas déprimer.
Ce soutien sans faille exprimé de manière régulière par les journalistes francophones du monde entier que j’ai eu le plaisir de connaître et de côtoyer à Paris, à Erevan ou à Yaoundé est une marque de fierté indélébile pour moi.
Votre solidarité et vos marques de sympathie n’ont cessé de me réchauffer le cœur et de me rendre encore plus fier d’appartenir à cette belle famille de l’UPF.
Nous avons encore tant à construire ensemble, tant à explorer et tant d’efforts à unifier pour le développement de la presse francophone dans le monde, et j’espère être à vos côtés comme par le passé pour l’accomplissement de cette tâche noble.
Merci à vous du fond du cœur !
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Annulation du symposium "Afrique-France... France-Afrique... Quelles différences ?"
Chère consœur, cher confrère, chers membres de l'UPF,
Aucune manifestation ne pouvant être organisée en amont ou en marge du Sommet France-Afrique, le bureau international se voit dans l’obligation de renoncer à organisation du symposium "Afrique-France... France-Afrique... Quelles différences? " qui était prévu à Montpellier (France) les 6 et 7 juillet 2021.
L’aggravation de la situation sanitaire en France enregistrée ces derniers jours rend vulnérable tout projet à court ou moyen terme.
Nous gardons l’espoir, lorsque l’occasion le permettra, d’organiser un événement international de l’UPF en France.
L’UPF internationale concentre ainsi ses efforts sur la préparation des 49e Assises de la presse francophone, en novembre prochain, en Tunisie.
Le bureau international et la section tunisienne de l’UPF travaillent de concert pour réunir les meilleures conditions pour le succès de cet événement.
En espérant l’amélioration de la situation sanitaire afin de nous retrouver nombreux à ces 49e Assises qui célébreront les 70 ans de notre organisation et au plaisir de vous rencontrer,
Zara Nazarian
Secrétaire générale internationale
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ACTUALITES :
L’Union européenne dénonce le «harcèlement» de Pékin envers un journaliste de la BBC
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John Sudworth avait dû quitter la Chine après avoir fait l’objet de menaces. Les autorités chinoises lui reprochaient son traitement des Ouïgours, une minorité musulmane persécutée par Pékin.
Les relations n’en finissent plus de se tendre entre Bruxelles et Pékin. L’Union européenne a dénoncé vendredi le « long harcèlement » des autorités chinoises contre un journaliste du groupe audiovisuel public britannique BBC, « chassé » du pays par les menaces de Pékin. John Sudworth a déménagé à Taïwan avec sa femme, Yvonne Murray, correspondante en Chine du groupe audiovisuel public irlandais RTE, après des « menaces » liées à sa couverture du traitement des Ouïgours, jugée « biaisée » par Pékin. Cette minorité musulmane présente dans la région du Xinjiang fait l’objet d’une forte répression par Pékin. De nombreux Ouïgours sont déportés et internés dans des camps de travail.
Le sort du journaliste de la BBC est le « dernier cas en date de correspondants étrangers chassés de Chine en raison du harcèlement et des entraves constants à leur travail, qui s’ajoute à l’expulsion d’au moins 18 correspondants l’année dernière », a dénoncé la porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. Plusieurs journalistes américains du New York Times, du Wall Street Journal et du Washington Post, notamment, avaient été expulsés en 2020.
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Surveillance, menaces et intimidation
« Son départ survient après une longue période de harcèlement de la part des autorités, comprenant la surveillance, les menaces de poursuites judiciaires, l’obstruction, l’intimidation et la mise en ligne par les médias officiels de vidéos le désignant personnellement et utilisant des séquences vidéo de la police », a détaillé la porte-parole.
Selon le communiqué, l’Union européenne (UE) a fait part à plusieurs reprises à Pékin de ses préoccupations face aux entraves à la liberté de travailler dont font l’objet les journalistes étrangers en Chine.
En conséquence, Bruxelles « demande à la Chine de respecter les obligations qui lui incombent en vertu du droit national et international et de garantir la liberté d’expression et de la presse, telle qu’elle est inscrite dans la Constitution de la RPC [République populaire de Chine] et dans la Déclaration universelle des droits de l’homme ».
L’UE se dit « déterminée (…) à préserver la liberté et le pluralisme des médias, ainsi qu’à protéger le droit à la liberté d’expression en ligne et hors ligne, y compris la liberté d’opinion et la liberté de recevoir et de communiquer des informations sans interférence ».
Les relations entre l’UE et la Chine se sont crispées en mars après la décision des Européens de sanctionner la répression des Ouïgours dans la région du Xinjiang (ouest de la Chine).
Pékin a riposté en interdisant son territoire à dix personnalités, dont plusieurs élus européens, accusés de « propager des mensonges » sur la situation des Ouïgours. Plusieurs Etats membres ont protesté et convoqué les ambassadeurs chinois pour leur signifier leur mécontentement.
Le Monde
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Guinée : Un collectif manifeste pour la libération du journaliste Amadou Diouldé
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Mercredi 31 mars 2021, dans la cour de la maison de la presse à Kipé, le collectif des journalistes pour le soutien à Amadou Diouldé Diallo a demandé la libération du journaliste. Les membres du collectif étaient munis d’une banderole où on pouvait lire « Respectez la loi L002 ! Libérez le journaliste Amadou Diouldé Diallo ».
Au cours de cette manifestation, une déclaration a été lue par le coordinateur du collectif, Sayon Camara dans laquelle il rappelait les conditions d’interpellation et d’emprisonnement d’Amadou Diouldé Diallo. « Arrêté le 27 février 2021, sans convocation préalable, le journaliste et historien Amadou Diouldé Diallo a été inculpé, le 1er mars 2021 pour « offense au chef de l’Etat et diffamation » et placé sous mandat de dépôt. Il est, depuis cette date, détenu à la Maison centrale de Conakry », a-t-il rappelé.
Et de souligner que l’article 10 de la Constitution dispose que « tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression ». « La loi L002 portant sur la liberté de la presse a dépénalisé les délits de presse en Guinée.
L’objectif de cette loi est d’éviter qu’un citoyen ne soit arrêté et mis en prison pour des délits commis par voie de presse ».
Les membres du collectif estiment qu’avec cette loi, « la Guinée a fait des avancées significatives en matière de liberté d’expression jusqu’à maintenant,
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malgré les différentes tentatives de la contourner pour faire arrêter des journalistes afin de les intimider et les pousser à l’autocensure, qui est pire que la censure elle-même ».
Leur combat aujourd’hui est celui de « veiller à l’application fidèle et correcte de la loi ».
S’il est avéré qu’il soit reconnu coupable d’offense au chef de l’Etat, le journaliste « ne pouvait être condamné qu’à une amende allant de 1 à 5 millions Gnf, selon l’article 105 de la liberté de la presse », précise le collectif. Il estime que sa mise en détention préventive pour une période inconnue est un détournement flagrant de la loi.
« Face à l’injustice, le silence est coupable. Il serait dommage pour les journalistes que nous sommes de ne pas dénoncer la détention illégale de notre confrère. Brisons donc le silence, crions notre colère et exigeons que M. Diallo soit libéré. Ne pas dénoncer, c’est se rendre complice ou complaisant face à la violation de la loi. Nous ne saurons cautionner le musellement de la presse en Guinée », clame le collectif.
Guinée 7
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Alerte
Journaliste menacée en Bretagne : appel à la grève et rassemblement à venir
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Morgan Large, journaliste spécialiste de l’industrie agro-alimentaire, qui travaille pour la Radio Kreiz Breizh (RKB), a retrouvé sa voiture avec les boulons des roues arrière dévissés. Une manifestation sera organisée ce mardi à Rostrenen, dans les Côtes-d’Armor.
Un appel à la grève et à un rassemblement a été lancé vendredi, deux jours après la «mise en danger» de la journaliste Morgan Large, spécialiste de l’industrie agro-alimentaire en Bretagne. De son côté, l’association Reporters sans frontières (RSF) a dit envisager une «suite judiciaire».
Une autre journaliste, qui devait réaliser une interview de Morgan Large, «a été insultée, bousculée et suivie jusqu’à chez elle par un agriculteur» cette semaine à Glomel (Côtes-d’Armor), expliquent dans un communiqué les journalistes du réseau de radios associatives en langue bretonne Radio Kreiz Breizh (RKB). «C’est toute la profession qui est attaquée, ainsi que la liberté d’informer […] Il est inacceptable que des journalistes soient prises pour cible et que notre travail soit entravé»,
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écrivent-ils, en appelant à la grève mardi 6 avril et à un rassemblement à midi à Rostrenen (Côtes-d’Armor) en soutien aux deux journalistes et pour la liberté d’informer.
«C’est le genre d’histoire qui semble sortie d’une fiction télévisée, mais qui relève de la pure et sinistre réalité. Ce mercredi 31 mars, la journaliste de Radio Kreiz Breizh, Morgan Large, était sur le point de prendre le volant, quand soudain elle s’est rendu compte que les boulons fixant une des roues arrière de son véhicule avaient disparu», a décrit RSF dans un communiqué de presse.
«Cet acte de malveillance, qui aurait pu la mettre gravement en danger, n’est pas le premier. Depuis que la journaliste enquête sur les subventions accordées à l’agro-industrie en Bretagne, elle et son média ont fait l’objet de pressions et d’actes d’intimidation à plusieurs reprises», ajoute l’association, qui a dénoncé des «pressions inacceptables» et dit envisager «une suite judiciaire».
«Solidarité avec Morgan Large @MorganRkb et sa radio @RKBradio Radio Kreiz Breizh, les intimidations et leurs auteurs doivent être condamnés», a réagi le syndicat national des journalistes (SNJ) sur Twitter.
«On ne peut pas laisser passer ça parce qu’on est dans une escalade, a expliqué à l’AFP Gwenvaël Delanoë, journaliste à RKB. La question qu’on se pose, c’est : quelle est la prochaine étape ?»
Libération
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Nantes : victime de tentatives de meurtre et de menaces de mort, un blogueur azéri vit cloîtré chez lui
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Après avoir échappé à deux tentatives de meurtre et de menaces de mort, Mahammad Mirzali, blogueur critique vis-à-vis du régime politique en Azerbaïdjan, vit dans la peur. Malgré tout, il ne veut pas se taire et continue de s'exprimer sur internet.
Il ne sort plus de chez lui, sauf pour se rendre chez le médecin ou au commissariat. Mahammad Mirzali, 27 ans, est un journaliste indépendant. Il vient d'Azerbaïdjan et dénonce depuis 2012 le régime autoritaire de son pays. À sa tête, Ilham Aliyev, au pouvoir depuis 2003 dans ce pays à cheval entre l'Europe et l'Asie.
Avec sa chaîne Youtube Made in Azerbaïdjan suivie par 265 000 abonnés et son blog, il dénonce la corruption et l'autoritarisme qui gangrènent le pays. En 2016, menacé, il fuit son pays, obtient l'asile en France. Il s'installe à Nantes un an plus tard, et continue ses activités de journaliste indépendant.
A plus de 4000 kilomètres de Bakou, la ville où il habitait avant son exil, il vit encore dans la peur. Le 14 mars, quatre hommes l'ont poignardé d'une dizaine de coups de couteaux sur le quai de la Fosse, dans le centre-ville de Nantes en plein jour. Les agresseurs lui ont lancé "On va te couper la langue".
Blessé grièvement, il a subi une opération chirurgicale de six heures. Mahammad Mirzali a survécu, mais garde des
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séquelles physiques et psychologiques: des douleurs et des difficultés à dormir.
Ce n'était pas la première fois que Mahammad Mirzali a été pris pour cible. Le 6 octobre 2020, il a essuyé des tirs d'armes à feu alors qu'il était au volant de sa voiture, blessé légèrement à l'épaule par une des balles.
Le blogueur reçoit de nombreuses menaces de mort, le sommant de cesser de critiquer le régime azéri. La dernière en date, reçu via Facebook : "On peut te tuer sans aucun problème. Tu as vu qu’on n’a peur de personne. [...] Si tu continues à insulter nos sœurs, on te fera tuer d’une balle dans la tête par un sniper”. Il est aussi victime de chantage à la sex-tape : des vidéos intimes de ses proches sont partagées publiquement sur les réseaux sociaux.
Pas question pour lui de se taire. Il continue à poster de nouvelles vidéos et des articles. "Je ne sais pas... Si demain je me fais attaquer une 3e fois, si après demain... Jusqu'à mourir je vais parler", promet-il.
France info
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Maroc : La justice rejette la demande de remise en liberté de Soulaimane Raïssouni
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Le procès du rédacteur en chef du quotidien indépendant Akhbar al-Yaoum, poursuivi pour « agression sexuelle », a encore été renvoyé mardi 30 mars alors que ses avocats et soutiens réclament sa libération après dix mois de détention préventive.
Le procès devant la Cour d’appel de Casablanca a été renvoyé pour la troisième fois, a indiqué à l’AFP Me Mohamed Sadqo, précisant que la prochaine audience est prévue le 15 avril.
Soulaimane Raissouni, 48 ans, est jugé pour «attentat à la pudeur avec violence» et « séquestration », après une plainte déposée par un militant pour les droits des personnes LGBT (lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres).
Le journaliste a toujours nié les faits reprochés, ses soutiens affirment
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qu’il s’agit d’un « procès politique ».
Pendant l’audience du mardi 30 mars, la défense a de nouveau demandé que le prévenu « soit libéré, car il n’a pas été arrêté en flagrant délit et dispose de toutes les garanties pour assister libre à son procès », a précisé Me Sadqo.
Jusqu’à présent, toutes les demandes de remise en liberté ont été rejetées.
L’avocat du plaignant, Me Omar Alouane, a fait savoir qu’il n’était pas opposé à cette remise en liberté et souhaitait un « procès équitable », son principal objectif étant de « prouver le préjudice de son client ».
Le maintien en détention du journaliste « établit clairement la dimension politique de l’affaire », estime son comité de soutien dans un communiqué.
En écho de plusieurs organisations de défense des droits humains, il s’inquiète de « l’instrumentalisation de la justice » contre « des voix critiques du pouvoir ».
Face aux critiques, les autorités insistent sur le respect des procédures judiciaires et sur l’indépendance de la justice.
AFP
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Liberté : une presse européenne malmenée
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On le sait bien: à l’échelle mondiale, la liberté de la presse est particulièrement malmenée. Mais, en Europe, on croyait les reporters plutôt à l’abri d’une violence dirigée contre la profession. Ce n’est plus le cas. La poussée des mouvements populistes, la violence générée par le coronavirus, font que des journalistes dans des pays autrefois épargnés font désormais l’expérience de la violence, qu’elle vienne des citoyens, ou soit institutionnelle.
Ainsi, en Allemagne, en novembre 2020, lors du grand rassemblement anti-Covid organisé à Leipzig dans l’est du pays, on a recensé 43 agressions et incidents contre des journalistes… menaces, bousculades, mais aussi crachats ou coups de poing… et ces actes, ce qui est peut-être le plus inquiétant, ne sont plus seulement le fait de militants extrémistes. Depuis Berlin, c’est le reportage de Julien Méchaussie.
Et la situation n’est pas bonne en Hongrie pour les médias. C’est la commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Dunja Mijatovic qui le dit dans son dernier rapport publié mardi (30 mars 2021). Les médias publics sont à la botte du pouvoir. L’Autorité des médias n’est pas indépendante. Quant aux médias privés, ils ont pour beaucoup été rachetés par des proches du Premier ministre Viktor Orban. Restent les rares médias indépendants qui ont de plus en plus de mal à travailler : le pouvoir ne cesse de mettre des obstacles sur leur route. Comme nous le raconte depuis Budapest, Florence Labruyère.
Dans les Balkans, la Croatie est sur une pente vertueuse si l’on en croit les classements internationaux. Le pays est maintenant positionné 59ème dans la liste mondiale établie par Reporters sans frontières…
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mais sur le terrain c’est autre chose, des slogans comme « mort aux journalistes » fleurissent sur les murs sans que leurs auteurs soient poursuivis. Comme si le pouvoir était complice. Les journalistes s’inquiètent vraiment d’un climat de haine dont ils sont les victimes, Simon Rico.
Et nous allons parler d’un pays qui est généralement tout en haut des classements internationaux sur la liberté de la presse. Aux Pays-Bas, les menaces envers les journalistes sont devenues tellement pesantes, que la chaîne de télévision nationale NOS a fait retirer son logo de tous ses camions satellites. Désormais, quand ils sont en reportage, les journalistes préfèrent ses déplacer incognito, Antoine Mouteau.
Là les chiffres ne trompent pas. En Italie, les menaces contre les journalistes ont bondi de 87% en 2020. Un chiffre que le Ministère de l'Intérieur prend d'autant plus au sérieux qu'en général, les actes d'intimidation contre les institutions ont baissé l'année dernière. La situation est particulièrement critique en Sicile, dans le sud du pays, où les menaces contre les professionnels de l’information ont… triplé ! Parmi les plus virulents détracteurs des journalistes, on retrouve des groupuscules d’extrême-droite mais aussi la mafia. Le jeune journaliste sicilien Paolo Borrometti, qui a voulu faire de longues enquêtes approfondies sur la corruption dans son île, en a fait les frais. Il fait partie des 24 journalistes italiens qui vivent sous escorte. Cécile Debarge l’a rencontré.
RFI
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Pour le renforcement du Liban francophone
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Après la révolution industrielle et la division du monde en deux camps, marqués par les conflits et la course à l’influence, et les transformations radicales aux niveaux économique, militaire et intellectuel, et à la lumière de ce conflit, des organisations et des blocs régionaux et internationaux sont apparus qui ont tenté de réduire l’intensité du conflit et de renforcer leur vie privée face à ces défis.
Des blocs économiques, politiques et culturels ont émergé, y compris le Mouvement des pays non alignés, l’Unrwa et l’Organisation francophone... et ils ont joué un rôle fondamental et efficace dans le processus de l’histoire et le mouvement de lutte mondial.
Reflétant l’importance de la francophonie à notre époque, le terme « francophone » a été attribué au géographe français Onsim Roccolo qui définissait la « francophonie » comme « un groupe de personnes et de pays qui utilisent la langue française dans plusieurs matières ».
L’étape de l’établissement de la francophonie a commencé en 1926 lorsqu’un certain nombre d’intellectuels ont fondé l’Association des écrivains de langue française. Les journalistes ont suivi en 1950 avec la création de l’Union internationale des journalistes et de la presse éditoriale en français.
L’Organisation internationale de la francophonie a pour objectifs de promouvoir la langue française et de promouvoir le rôle de la démocratie et des droits de l’homme, ainsi que le concept d’éducation et de recherche scientifique et le développement durable. Le Liban est considéré parmi les 56 pays francophones du monde comme la principale pierre angulaire de la francophonie.
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L’histoire de la langue française au Liban remonte au XVIIe siècle, lorsque les jésuites fondèrent les premières écoles françaises. La langue française est toujours considérée au Liban comme liée à l’identité libanaise, ainsi qu’au stade de son implantation et au stade du mandat français.
Un certain nombre d’éditeurs, d’écrivains et de journalistes ont également contribué à l’enrichissement de la culture française par leur créativité dans la littérature, la poésie, la musique et tous les domaines de la science, parmi lesquels on cite Amin Maalouf, Ghassan Salamé, Nadia Tuéni, George Schehadé...
Mais aujourd’hui, à l’ère de la révolution technologique et de la langue du business, la langue anglaise est devenue la langue prédominante, et l’axe dit anglophone a balayé le monde, notamment dans les pays francophones comme le Liban, plus particulièrement dans le domaine de l’éducation et des universités.
Ainsi, et dans ce contexte concurrentiel entre les deux organisations, la francophonie libanaise doit être renforcée avant qu’elle ne s’effondre et disparaisse, en soutenant les journaux et les radios de langue française et en développant des programmes d’enseignement dans les écoles et les universités de manière à protéger la francophonie et à la protéger de la vague d’anglophonie.
Être anglophone ne veut pas dire ne pas devenir francophone.
Ici, le rôle spécifique du Liban est de continuer à être un point de rencontre civilisationnel et culturel, car avec sa diversité sur tous les plans, il est capable de jouer ce rôle.
La langue française fait partie du patrimoine intellectuel et culturel qui doit être préservé de la langue anglophone qui domine dans l’économie, le commerce et les médias sociaux.
Tribune libre de Ola KARAMÉ
Dans L’Orient-Le Jour.
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LA VIE DE L’UPF
Visioconférence avec Anne-Cécile Robert : « Les dernières nouvelles du mensonge »
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Dans le cadre de son cycle de conférences et à l’occasion de la sortie de son livre : « Les dernières nouvelles du mensonge », L’Union internationale de la Presse francophone (UPF) invite au débat Anne-Cécile Robert.
Spécialiste de l’Afrique et des institutions européennes, Anne-Cécile Robert est journaliste, Directrice des éditions et des relations internationales au Monde diplomatique et professeur associé à l’Institut d’études européennes et à l’Université Paris 8. A propos de son livre qu’elle vient de publier aux éditions Lux (Montréal), Anne-Cécile Robert déclare déconstruire «quelques mythes concernant le mensonge » et proposer « des outils pour refonder un espace public propice à la manifestation de la vérité ».
Présentation de l’éditeur
« S’il y a toujours eu des mensonges dans le discours public, ceux-ci occupent aujourd’hui un nouvel espace, notamment à la faveur des réseaux sociaux. La volonté de contrôler les outils l’emporte de plus en plus sur une réflexion de fond quant à l’effacement des frontières qui séparent le mensonge de la vérité. On tend à organiser la surveillance d’internet au risque de réduire les libertés de tous, alors qu’il faudrait rechercher les racines d’une confusion essentiellement politique et philosophique.
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La classe dirigeante n’hésite pas à instrumentaliser la lutte contre les fake news pour se maintenir au pouvoir.
Elle cherche ainsi à faire oublier sa responsabilité dans l’installation du mensonge au cœur de la vie publique
et dans l’avènement d’un monde où il importe surtout de mieux mentir que l’adversaire.
Ce dévoiement de la politique transforme encore plus l’électeur en spectateur et impose des formes de vérités indiscutables, voire une vérité officielle.
Pour reconstituer l’espace public démocratique, il devient impératif de réaffirmer la place de l’humain en tant qu’être pensant capable d’exercer sa faculté de jugement. »
Vous êtes invités à rejoindre le débat 21 avril prochain, à partir de 16h (GMT).
Lien pour la participation :
https://zoom.us/j/93328734923?pwd=TDBuN0lwRXF1KzFVYnI4VUU5blZUdz09
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UPF-Djibouti organise le prix national
des médias pour les droits de l’enfant
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L’institut des Etudes diplomatiques de Djibouti a accueilli, lundi 22 mars, la cérémonie de remise du prix national des médias pour les droits de l’enfant. Organisé par l’Union de la Presse francophone de Djibouti avec le soutien de l’UNICEF et de l’USAID, le prix a permis de récompenser des journalistes de la presse écrite et de l’audio-visuelle pour leur production visant à promotion et la protection des droits des enfants à Djibouti.
La cérémonie s’est déroulée en présence de la représentante de l’UNICEF à Djibouti Melva Johnson, la Conseillère Technique du ministre de la Communication chargé des Postes et des Télécommunications Aicha Mohamed Robleh, du Président de l’Union de la Presse Francophone de Djibouti M.Kenedid Ibrahim Houssein et de nombreux invités issus du monde des médias à Djibouti.
Dans une allocution prononcée à l’occasion, le Président de l’UPF-Djibouti a tenu à rappeler le rôle important joué par les médias nationaux dans la lutte contre la covid 19. Il a également souligné l’importance de leur engagement dans la promotion et la protection des droits des enfants. « La presse nationale a un rôle primordial à jouer dans la défense des droits des enfants »., a-t-il indiqué.
De son côté la représentante de l’UNICEF à Djibouti Mme Melva Johnson, s’est réjouie de la collaboration entre l’UNICEF et l’UPF-Djibouti visant à impliquer les professionnels des médias dans la promotion et la protection des droits des enfants. « La république de Djibouti a fait beaucoup d’efforts pour améliorer les conditions des enfants avec le soutien de ses partenaires comme l’UNICEF ».
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Melva Johnson a félicité les lauréats de cette première édition du prix national des médias pour les droits de l’enfants pour leur engagement et le professionnalisme dont ils ont fait preuve en réalisant les reportages axés sur cette cause.
« Les médias ont un impact considérable sur notre façon de voir le monde et sont par conséquent très bien placés pour influencer nos attitudes vis-à-vis des droits de l’enfant. Dans le cadre de leur travail, ils peuvent inciter les gouvernements, le public et la société civile à faire des changements, a déclaré pour sa part, la conseillère du ministre de la Communication chargé des Postes et des Télécommunications Aicha Mohamed Robleh. Ils peuvent à la fois soulever des débats sur les problèmes des enfants et donner aux enfants les moyens d’exprimer leurs propres opinions. », a-t-elle souligné.
La catégorie télévisons du prix national pour les médias pour les droits de l’enfant est revenu à Hidaya Mohamed Abdillahi, présentatrice charismatique du journal télévisé de la Radiotélévision de Djibouti et rédactrice en chef dans le service de l’information. Hidaya Mohamed Abdillahi a été récompensée pour son reportage télévisé intitulé : « les droits de l’enfant : une priorité gouvernementale à Djibouti. ».
Le prix de la catégorie radio est revenu à Mohamed Ismail Moyaleh, journaliste à la RTD depuis plus de 15 ans. Il est un spécialiste des reportages radiophoniques et il anime plusieurs émissions radio à la RTD. Dans le cadre du prix national des médias pour les droits de l’enfant, il s’est rendu dans une école de la capitale pour interroger les écoliers de ce qu’ils connaissent des droits de l’enfant. Une approche jusque-là inédite à la RTD.
Djibril Abdi Ali, journaliste au quotidien La Nation, a remporté le prix dans la catégorie presse écrite pour son article intitulé : « Les droits de l’enfant : un développement optimal et un bon départ dans la vie ».
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UPF-Hongrie : Ciné-club en ligne
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Jeudi 15 avril, UPF-Hongrie organise une visoconférence autour du documentaire de Moustapha Kessous sur les attenats du Bataclan à Paris. Le débat sera organisé autour du témoignage du journaliste journaliste Daniel Psenny qui se raconte dans ce documentaire sous l'oeil de la caméra de son confrère Moustapha Kessous.
Dans la soirée du 13 novembre 2015, notre confrère Daniel Psenny, du Monde, suit distraitement à la télé une fiction policière, dont lui semblent provenir les coups de feu qui claquent dans sa rue.
Les bruits ne cessant pas, il ouvre sa fenêtre et la réalité de la tuerie du Bataclan s’engouffre dans sa vie. Il capte avec son téléphone les images qui tourneront bientôt en boucle sur tous les écrans, puis descend porter secours à un blessé gisant sur le trottoir et, le traînant dans son immeuble pour le mettre à l’abri, est atteint d’une balle au bras gauche. Il est alors 22h01.
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Cinq ans après, il se souvient de cette effroyable soirée, se confiant à son collègue Mustapha Kessous, auteur de ce documentaire.
UPF-Hongrie offre à voir se documentaire poignant sur internet (A voir le film sur ce lien: https://vimeo.com/519063515 mot de passe : dolhksrgkl657èPJ), avant d'ouvrir le débat autour du journaliste Daniel Psenny, depuis Budapest.
La visioconférence est prévue le jeudi 15 avril à 20h15 sur zoom.
Pour y participer https://zoom.us/j/91894349075
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UPF Sénégal : relance des activités
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UPF Sénégal a tenu une réunion le mardi 30 mars au siège social, à la Maison de la Presse Babacar Touré. Le président de section a remercié les participants pour cette rencontre qui intervient après la levée des restrictions par le Gouvernement, suite à la pandémie qui sévit dans le monde depuis janvier 2020.
Les participants ont passé en revue les activités 2021 et débattu des conditions de leur participation aux évènements internationaux et notamment aux 49e Assises de la presse francophone, prévues en Tunisie, en marge du sommet de l'OIF.
A cet effet, un courrier a été adressé au Chef de l'État, le Président Macky Sall,
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pour l'octroi d'une subvention permettant la participation des journalistes sénégalais à l’événement. Les 49e Assises, prévues en novembre 2021 en Tunisie, coïncident avec la célébration des 70 ans de l’Union internationale de la presse francophone d'où l'importance de présenter une forte délégation, a dit le président de section. Toujours pour la réussite de l'événement, les participants ont décidé d'envoyer des courriers au ministre des Affaires étrangères chargé de la Francophonie et à son collègue de la Culture et de la Communication.
Pour la relance des activités de l’UPF Sénégal sur le plan national, il a été décidé de la tenue d'un forum sur le thème : « L'emploi des jeunes dans l'espace francophone, l'exemple du Sénégal ».
Un expert sera consulté pour les termes de référence et les différents départements et directions nationales du pays seront impliqués.
Enfin, le bureau a félicité la nouvelle secrétaire générale de la Confejes et lui assure tout son soutien pour la réussite de sa mission.
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UPF-Guyane : hommage posthume à Renaud Terrazzoni
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Renaud Terrazzoni, journaliste à la rédaction de Guyane la 1ere, est décédé. Frantz Montauban, président de l’UPF-Guyane et secrétaire du CSE de Guyane La 1ère lui rend hommage au nom des salariés.
"...Nous avons appris avec tristesse la mort de Renaud Terrazzoni, journaliste de Guyane la Première à l’âge de 58 ans. Notre Collègue et Ami est décédé samedi soir dans sa résidence à Remire-Montjoly des suites d’une longue maladie.
Après trente ans de bons et loyaux services au sein de RFO, puis de Guyane la première, ce confrère a suivi l’évolution de notre media en œuvrant sur les différents supports (radio, télé et internet) avec beaucoup d’implication et de professionnalisme.
Respecté par ses pairs, journaliste reporteur d’images, puis journaliste à compétence complémentaire (rédacteur), avant de s’adonner exclusivement aux reportages en tant que rédacteur, il est resté mobilisé aux côtés de ses confrères et consœurs en fournissant des informations de qualité.
Journaliste fiable et consciencieux, il a appris de lui-même à parler portugais. Ses nombreux reportages dans les états voisins du Brésil ont permis d’enrichir l’antenne de Guyane la Première.
Père de famille, il laisse derrière lui une fille de 26 ans, une épouse, deux sœurs, une mère et de nombreux amis et connaissances.
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Pour nous tous, de la Réunion, la Nouvelle Calédonie et l’hexagone où il a officié avant de déposer définitivement ses valises en Guyane, Renaud reste un homme souriant, dévoué et impliqué.
Toute l’équipe de Guyane la première, la direction, le syndicat national des journalistes, l’Union des Travailleurs Guyanais (UTG) et l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF), dont il était membre et représentant du personnel, saluent la mémoire de ce grand professionnel qui nous a laissés beaucoup trop tôt.
Aujourd’hui, les élus et délégués syndicaux du Comité Social Economique (CSE) regrettent le départ de ce reporter et syndicaliste hors pair qui a toujours mis l’humain au centre de ses préoccupations. Que son âme repose en paix !
Tous, nous restons présents aux côtés de la famille et de ses proches..."
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Chronique de Pierre Ganz :
Quelques ressources pour lutter contre la covido-désinformation
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La pandémie s’accompagne depuis un an d’une infodémie riche en fausses informations. Pas facile pour le rédacteur de base de s’y retrouver. Bonne nouvelle pour les rédactions qui n’ont pas toujours dans leurs rangs de spécialistes des questions de santé : plusieurs initiatives publiques ou privées ont été prises ces derniers mois pour permettre aux journalistes non spécialisés d’éviter de colporter des erreurs.
Vu ces derniers mois sur les réseaux sociaux, et, hélas, aussi dans des médias qui se veulent sérieux : « L’ancien président américain Barack Obama aurait recommandé aux Africains de ne pas se faire vacciner » ; « La Covid-19 ne tue pas 90 % des malades âgés de 70 ans et plus » ; « Le président français Emmanuel Macron aurait décrété une obligation vaccinale pour les ressortissants africains en Europe » ! Comment ne pas se faire piéger en reprenant ce type de bobard ? Et comment savoir que ce sont des bobards ? Une bonne enquête est le meilleur antidote. Encore faut-il avoir les bons contacts pour enquêter, les connaissances scientifiques minimum pour comprendre ce qu’on lit et ce qu’on vous dit, et du temps…
Il existe aussi des ressources utiles pour les journalistes - et pour le grand public s’il le souhaite. Certaines sont privées, dépendantes de fondations et d’associations qui œuvrent pour une meilleure information du public. D’autres dépendent d’organisations internationales. Les premières reposent sur la mise en commun d’expertises journalistiques. Elles peuvent suppléer les faiblesses d’une rédaction, en tout cas accompagner le travail d’un rédacteur non spécialisé. Les secondes ne sont pas des paroles officielles dont la reprise dispenserait les journalistes d’esprit critique. Elles sont élaborées par des professionnels qui appliquent une méthode scientifique pour produire des connaissances. S’y référer, les citer pour ce qu’elles sont, sans complaisance ni méfiance a priori est une bonne démarche pour éviter de dire n’importe quoi sur la pandémie. En voici quelques-unes de l’une et l’autre catégorie.
L’Organisation mondiale de la santé propose une page d’informations régulièrement mises à jour au fur et à mesure de l’évolution de l’épidémie et des nouvelles conclusions scientifiques. Destinée au grand public, elle peut-être aussi une lecture régulière des journalistes. (1)
L’Unicef a édité un guide pratique de gestion de la désinformation sur les vaccins (2), rédigé avec FirstDraf, le Yale Institute for Global Health, qui fait référence en matière de recherche sur les questions de santé et le Public Good Projects, une association de santé publique à but non lucratif. Malheureusement, ce guide n’existe pour l’instant qu’en anglais. Les francophones n’ont à leur disposition qu’un webinaire qui présente « la gestion des fausses informations sur les vaccins en cours d’élaboration ».
En Haïti, plus d’une centaine de journalistes ont suivi ces dernières semaines une formation initiée par l’Unesco pour maîtriser la vérification des faits, l'utilisation des médias sociaux, le journalisme de données et faire face à la désinformation.
L’agence France Presse a ouvert un site, https://factuel.afp.com/, où ses journalistes publient des articles démontant une à une les mésinformations ou désinformations concernant la Covid et les vaccins. En un an, plus de 700 publications. Il est plus rapide d’aller directement sur l’onglet santé de ce site (3).
De nombreux sites de vérification ont vu le jour ces dernières années. Beaucoup ont développé une section consacrée à la pandémie. AfricaCheck (https://africacheck.org) propose plus de 350 articles lorsqu’on tape « covid » dans son moteur de recherche. Il est aussi possible de rechercher par pays. Ces articles sont soit des mises au point sur des questions scientifiques, soit des démontages argumentés de rumeurs et de fausses informations.
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On trouve aussi des rubriques « covid 19 » plus ou moins riches et à jour sur des sites centrés sur un pays comme Fasocheck.org, Guineecheck.org, Congocheck.net, ou encore Gabon Check, et la page Malicheck du site Le Jalon.com. Ces initiatives de journalistes et de citoyens sont souvent soutenues par des fondations européennes comme la Deutsche Welle Akademie, des entreprises comme CFI ou Facebook, ou des institutions comme l’Agence française de développement.
Les fondations anglo-saxonnes sont de loin les plus actives sur ce terrain. Le site privé Healthline.com a mis en ligne une série d’articles sur le thème « comment les vérifications de faits dans les médias sociaux peuvent aider à lutter contre les désinformations » (4). La fondation First Draft est également présente. Connue en France pour avoir coordonné plusieurs médias français en 2017 dans le démontage de fausses informations durant la campagne présidentielle 2017, First Draft a l’ambition de « fournir des conseils pratiques et éthiques sur la manière de trouver, vérifier et publier des contenus provenant du web social».
Son site propose aux journalistes une section sur la vaccination contre la covid-19 (5). On y trouve énormément d’information, la plupart en anglais, sur l’avancée des campagnes de vaccination et les différents vaccins. Il y a également des conseils aux rédacteurs (6). Ainsi une vidéo de plus d’une heure, ou une journaliste scientifique de l’AFP, un anthropologue de l’Institut Pasteur et un chercheur sur la désinformation débattent des meilleures façons de répondre aux informations malveillantes sur les vaccins. Et des cours en ligne de 30 minutes pour avoir les connaissances scientifiques nécessaires pour « garder une longueur d’avance sur ceux qui répandent des conspirations et des fausses allégations sur les vaccins ». Ces cours sont en 9 langues. En français les mercredis à 15 heures jusqu’à fin avril.
Autre ressource : le site Newsguard, fondé par des journalistes américains, qui depuis 2018, conduit une veille sur la fiabilité des informations sur Internet (7). Ses équipes multinationales se concentrent sur les sites d’actualité publiés aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, et en Italie et affirment monitorer 95% du contenu partagé, commenté et « aimé » en ligne dans ces pays. Il a développé un Centre de Suivi de la mésinformation sur le Coronavirus où il « suit la piste des principaux mythes sur la COVID-19, sur les vaccins contre cette maladie, et recense le nombre de sites diffusant ces intox ».
Des bonnes pratiques ont été mises au point - ou régénérées - depuis un an, qui sont à reprendre. Le quotidien britannique The Guardian est revenu par exemple sur la sacro-sainte règle de conserver en ligne ses articles dans l’état où ils ont été initialement publiés. Les articles statistiques sur la pandémie, présentés souvent sous forme de tableaux, sont actualisés régulièrement, a noté La revue des Médias de l’Ina (8), et la date de leur publication est changée.
Un petit texte est publié sous les articles précisant aux lecteurs qu’il fait le point de l’état des connaissances à la date affichée. Cette précaution peut contribuer à diminuer l’impression que politiques et scientifiques « disent n’importe quoi, changent d’avis tout le temps ». Ce qui n’est pas la moindre responsabilité des journalistes.
- https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/question-and-answers-hub
- https://www.unicef.org/mena/reports/vaccine-misinformation-management-field-guide
- https://factuel.afp.com/list/all/37881/all/all/87
- https://www.healthline.com/
- https://firstdraftnews.org/vaccineinsights/
- https://firstdraftnews.org/wp-content/uploads/2021/02/FRENCH-First-Draft-Vaccine-Insights-Flexible-Learning-Course-Schedule.pdf?x38061
- https://www.newsguardtech.com/fr/coronavirus-misinformation-tracking-center/
- https://larevuedesmedias.ina.fr/infos-fausses-pandemie-covid-guardian
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Chronique de Jean-Claude Allanic :
La, le, iel covid ?
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A l’évidence, la bataille de la covid a été perdue. Il faut dire qu’aucun vaccin n’existe contre les fautes de français. L’académie française a eu beau prétendre qu’il s’agissait d’un mot féminin, la plupart des journalistes, mus par un machisme inconscient autant que rétrograde, en tiennent pour « le » covid ». Mais que font les féministes ?
La chose est pourtant claire. COVID étant l’acronyme de CoronasVIrusDisease, et la traduction de disease étant « maladie », le la s’impose au lieu du le. Et si ce virus était non genré ? Que dire en langage épicène ? J’attends les suggestions de ceux et celles – pardon, celleux - de mes consœurs/confrères qui me lisent. On me souffle que, désormais, il ne faut plus dire « il » ou « elle » mais « iel ». Iel covid a un petit côté conquérant qui lui va, hélas ! assez bien.
Je n’aurai pas le mauvais esprit de faire remarquer que, quoi qu’il en soit, ce sont les vaccins (masculins) qui viendront à bout de la pandémie (féminin). En même temps, on me dira que la vaccination, elle, est bien du genre féminin. Vivement qu’on en finisse avec ces subtilités. Adoptons les genres dégenrés et tout.e le.la monde sera heureux-se. Sauf, peut-être, les écoliers… et les écolières.
La covid - si vous me permettez de persister dans mes erreurs - n’a pas fait que des victimes humaines, ce qui est le plus déplorable et le plus triste. Elle a aussi ouvert la porte à la contamination de notre langue par de nouveaux anglicismes : clusters, testing, tracking, click and collect (plus moderne, sans doute, que le vintage « vente à emporter »), etc.
On ne va pas se lamenter éternellement. Sourions plutôt de quelques maladresses de langage de nos dirigeants maîtrisant apparemment aussi mal le français que le coronavirus.
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On a ainsi entendu un gouvernement (je ne dirai pas lequel) inciter les populations « à sortir dehors » où le virus serait amoindri. Le conseil est imparable : qui s’aviserait de sortir « dedans » ? Un ministre a promis, quant à lui, que la campagne de vaccination de son pays commencerait « avant le début de février ». Sachant que, depuis toujours, février commence le premier jour de ce même mois soit le 1° février, à quelle date situer le « avant le début » du mois ? Si c’est en janvier, ce n’est donc pas en février, ni au début, ni au milieu, et encore moins « avant le début ». Comprenne qui pourra.
Comme diraient certains confrères, c’est du « jamais vu depuis … ». Manière de dire que c’est du « déjà vu ». Et si c’est « déjà vu », ce n’est pas du « jamais vu ». Vu ?
Coronavirus ou pas, la langue française est délicate à manier quand on veut dire les choses sans les dire tout en les disant en faisant en sorte qu’on ne puisse pas vous reprocher d’avoir dit ce que vous n’avez pas dit ou de ne pas avoir dit ce que vous avez dit.
Entre parenthèses, on a tort de critiquer les politiques - ce que font parfois certains journalistes irrespectueux dont évidemment je ne fais pas partie.
Nos dirigeants sont d’excellents connaisseurs de la langue française. Ils en maîtrisent toutes les nuances et toutes les ressources. Par exemple, ils ne se fâchent jamais avec leurs homologues. Ils ont seulement des « discussions franches ». Mais, quand ils ajoutent « amicales », on frôle la guerre froide.
Comme dit une vieille chanson française : « tout ça vaut mieux que d’attraper … la covid ». En attendant, protégez-vous et portez-vous bien !
jcallanic@gmail.com
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RTL TV rachetée
Changement de formule
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La filiale belge du groupe RTL a été rachetée par un groupe d’investisseurs belges. Pas d’infos à heure fixe. Comme sur les réseaux sociaux, chaque citoyen pourra devenir un reporter. « Nous n’avons pas l’intention d’informer strictement mais bien de faire bouger les lignes de libre arbitre chez chacun », déclare le nouveau rédacteur en chef.
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Molotov TV
A la conquête de l'Afrique
Molotov veut développer sa marque à l’international et entend commencer cette année par 7 pays africains francophones. « La Côte d’Ivoire a été lancée il y a 3 semaines. Suivront le Sénégal courant janvier, le Cameroun en février, le Burkina Faso en mars, la Tunisie en avril, puis la Guinée et la République Démocratique du Congo », détaille un communiqué de la plateforme française .
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ENTR
Un média pour les jeunes
France Médias Monde et Deutsche Welle, en partenariat avec une dizaine de médias de six pays en Europe, vont lancer ENTR, un nouveau média numérique à destination des 18-34 ans. Il proposera des vidéos sur YouTube, Instagram et Facebook d'ici l'été, en six langues : français, allemand, anglais, polonais, portugais, roumain.
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Smart City, une Silicon Valley à la belge.
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Plateforme, fondée par l’entrepreneur JeanDavid Blanc (à l’origine du site AlloCiné) et le fondateur de Canal+ Pierre Lescure
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Reportages, portraits, stories, IGTV... ENTR veut proposer des contenus sous toutes les formes numériques
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