ÉDITORIAL
Une presse libre sinon rien !
Par Zara Nazarian,
Secrétaire générale internationale
Chère consœur, cher confrère,
Le mois de mai est particulier pour les journalistes. Le 3 mai, ils célèbrent la Journée mondiale de la Liberté de la Presse – une fête qui dépasse largement le seul cadre professionnel, car une presse libre est un gage d’un Etat libre.
Cette année, la 26ème célébration de cette Journée a eu lieu à Addis-Abeba. Elle a été organisée conjointement par l’UNESCO, le gouvernement de la République fédérale démocratique d’Ethiopie et la Commission de l’Union africaine. Le thème choisi cette année est : « Médias pour la démocratie : le journalisme et les élections en période de désinformation ». Une audience jamais atteinte pour ce type de rassemblement – près de deux mille participants dans un pays qui remonte de 40 points dans le classement mondial de la liberté de la presse selon RSF, en passant de la 150ème à la 110ème place.
Vous direz, c’est encore loin ? Sans doute, mais l’effort est là, et la tendance à l’amélioration est visible.
Malheureusement, beaucoup de pays ont enregistré, durant cette dernière année, de nombreux cas de violations de droits et de libertés des journalistes. L’observatoire de l’UNESCO dénombre 99 meurtres de journalistes en 2018 (!).
Nos confrères membres de l’UPF ont également été concernés par ces violences. Ainsi, pour n’en citer que les cas les plus récents, Toufé Maecha, rédacteur en chef du quotidien Masiwa et président de l’UPF-Comores, a été la cible, le Samedi 30 mars, de vexations, d’intimidations et de violences au sein de la brigade de recherche à la gendarmerie de Moroni. Le journaliste guinéen Lansana Camara, directeur de publication du site www.conacrylive.info, a été arrêté le 26 mars dernier, une arrestation qui est intervenue après plusieurs jours d’audition, « pour diffamation par voie de presse ». Enfin, le 28 avril dernier, la voiture de notre confrère togolais Loïc Lawson, directeur de la publication du journal Le Flambeau des démocrates, a subi une grave dégradation volontaire…
Nous ne le dirons jamais assez : les journalistes ne sont pas assez protégés, pour ne pas dire que, dans beaucoup de cas, ils ne sont pas protégés du tout. Nous le constatons à l’UPF tout au long de l’année, en recevant des messages d’alerte des sections des pays différents.
Ainsi, en cette célébration mondiale de la liberté de la presse, l’Union internationale de la presse francophone élève sa voix pour soutenir tous les journalistes dans leur lutte quotidienne pour le droit le plus évident au premier égard – celui d’exercer librement leur métier. Et nous apportons notre soutien le plus sincère et le plus déterminé à chacune et chacun de nos membres victimes de répressions dans leurs activités.
Vive la presse libre !
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Le Président Diagne reçu en audience par le ministre mauritanien de la Culture, de la Communication et des Relations avec les Assemblées, M. Sidi Mohamed Ould Maham
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La Mauritanie a désormais une chaine parlementaire. Une première en Afrique. Le lancement s’est fait, jeudi 2 mai dans les locaux de télévision nationale mauritanienne et a été salué par le Président international de l’UPF, Madiambal Diagne invité d’honneur de la cérémonie.
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Vendredi 26 avril, le gouvernement El Otmani bouclait ses deux années d’investiture. L’heure au bilan de mi-mandat. Et c’est dans ce contexte que Saad Dine El Otmani a été l’invité, mardi 23 avril, du tea time organisé par l’Union de la presse francophone section Maroc (UPF Maroc). Le chef du gouvernement s’est prêté au jeu des questions-réponses en langue française pendant plus de deux heures et demie, dans une salle comble.
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Ancien président de la Presse diplomatique française et Grand reporter du « Parisien », Bruno FANUCCHI vient d’être élu Président de la Section française de l’Union de la Presse Francophone (UPF), où il succède à Gérard BARDY pour un mandat de deux ans. L’Assemblée générale de l’UPF-France s’est tenue le 26 mars 2019 à Paris. Elle avait été précédée par une assemblée générale extraordinaire avec l’ordre unique de modification des statuts de la section française.
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Lors de son assemblée générale, réunie le 11 avril, la section UPF de la Vallée d’Aoste a renouvelé ses structures. François Stévenin, a ainsi remis sa démission pour permettre un renouvellement des cadres en acord avec l’appel de l’UPF internationale lancé lors des Assises internationales de la presse francophone à Antsirabe (Madagascar). C’est donc Joseph Péaquin, que le comité de direction de la section a élu comme nouveau président.
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A l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, l’UPF-Djibouti a organisé une cérémonie de célébration avec la participation du ministère de la Communication, chargé des Postes et des et la Commission Nationale de la Communication. L’occasion d’initier la réflexion sur les défis et les perspectives de la presse dans le pays.
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Depuis 2011, le Prix Trophées Signatures Santé (TSS) récompense les confrères en TV, Radio, Presse écrite et Web pour le reportage sur le thème de la santé.
Cette année, avec l’association de l’UPF à ce projet et pour la première fois, le Prix Trophées Signatures Santé s’élargit et passe d’une dimension française à celle francophone.
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Elles sont du Niger, de la RDC et du Congo, trois de nos consœurs membres de l’UPF se sont distinguées en cette année. Maïmouna Amadou Dadio, Christiane Munoki Ekambo et Peguy Ossié ont été primées pour leur travail, leur dynamisme ou leur courage.
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Un sale vent souffle sur le journalisme. Pour faire cesser des enquêtes ou taire des avis dissonants, les pouvoirs politiques n’hésitent pas à recourir à toutes sortes de procédures d’intimidation. Cela n’a certes rien de nouveau, mais on était en droit de penser que les démocraties installées comme les gouvernements qui depuis des années affirment construire un état de droit ne renouvelleraient pas le genre. Or de Paris à Cotonou en passant par Rabat et Conakry, on ne compte plus ces dernières semaines les entorses à la liberté d’informer.
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Entre mon ordinateur et moi, ça ne peut plus durer. On ne parle pas la même langue. Il me sort parfois des phrases incompréhensibles. Et refuse obstinément de se plier aux règles et usages grammaticaux d’un français basique.
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Le directeur de l’Agence France-Presse (AFP) à Alger, Aymeric Vincenot, a été expulsé par les autorités algériennes, qui ont refusé de renouveler son accréditation pour 2019, mardi 9 avril. Cette expulsion survient alors que l’Algérie est le théâtre d’un mouvement de contestation populaire sans précédent ayant contraint le président, Abdelaziz Bouteflika, d’abord à renoncer à sa candidature à un cinquième mandat, puis à démissionner, le 2 avril.
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Le 28 avril, les autorités du Bénin ont fermé l’accès aux réseaux sociaux dans le contexte des élections parlementaires qui se déroulent en l’absence de partis d’opposition. Pour François Patuel, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International, « la décision de fermer l’accès à Internet et aux réseaux sociaux le jour du scrutin est une violation directe du droit à la liberté d’expression ».
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Médias en ligne au Mali : les défis de la crédibilité et de la viabilité financière
Les professionnels du secteur le soulignent à l’unisson : plus un site est crédible, plus il attire des visiteurs et plus il devient un produit d’appel de la publicité. C’est le cas pour tous les types de médias. Mais le défi supplémentaire pour les acteurs de la presse en ligne : une réputation à forger. Ce qui n’est pas gagné d’avance
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Le Conseil national de l’audiovisuel a adopté jeudi 25 avril une liste de recommandations à destination des plateformes en ligne, pour lutter contre la propagation des fausses informations.
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La Journée mondiale de la liberté de la presse est célébrée le 3 mai par l’Unesco pour la 26e année. Le thème 2019 : « Médias pour la démocratie : le journalisme et les élections en période de désinformation ». Des événements ont lieu dans différents endroits du monde mais la capitale de la liberté médiatique, ce vendredi, est en Afrique. Addis-Abeba accueillait en effet les cérémonies et conférences jeudi et vendredi.
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Les reporters sont de plus en plus souvent la cible des dirigeants politiques et de leurs soutiens en période électorale. À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse ce 3 mai, les journalistes du monde entier se mobilisent et publient des conseils pour une couverture sûre et juste des élections.
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Après la fermeture des studios de Nessma TV et l’interruption de ses émissions, le sujet de la liberté de la presse en Tunisie est remis sur le tapis. Certains ont estimé que la décision de la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (Haica) est une grave atteinte à la liberté de la presse et de l’expression, seul acquis de la révolution de janvier 2011. Qu’en est-il vraiment ?
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Les professionnels des médias recommandent la révision de la loi sur la liberté de la presse de 1986 et l’amélioration des conditions d’exercice de leur profession. Ils ont fait cette recommandation à l’issue d’un forum d’échanges organisé jeudi 2 mai 2019 à Kinshasa dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse.
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Dessin : Plantu
Source : L’Express
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