Le 3 mai est célébrée la journée mondiale de la liberté de la presse

publié le 30 avril 2018

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A Accra (Ghana), les 2 et 3 mai, à l’occasion de la Journée mondiale de la Liberté de la presse, l’UNESCO organisait une conférence intitulée « Média, justice et pouvoir de la loi » (« Media, Justice and the Rule of Law »). Deux journées entières pour renforcer la sensibilisation nécessaire sur cette question essentielle pour la démocratie et le progrès qui est la liberté de la presse et de l’expression.
Ces journées ont été d’une grande richesse, non seulement pour l’ampleur de la participation internationale (près de 900 participants venus de 45 pays, selon les organisateurs), mais aussi pour les différentes questions abordées. Les séances plénières ont été complétées par de nombreux ateliers dont les sujets variaient des plus pratiques (telles que le journalisme d’investigation, la sécurité web ou alors les fausses informations) que relevant des domaines plus généraux (les tendances mondiales de la liberté d’expression, politiques culturelles…). Parmi les autres questions débattues, restrictions de la liberté sur internet, éthique du journalisme d’investigation, protection des journalistes en Afrique, couverture de la corruption et des mauvaises pratiques politiques, questions de l’égalité hommes - femmes dans les médias, liberté de la presse dans les pays arabes... et bien d’autres thèmes majeurs ont été débattus pendant les deux journées officielles et les deux jours supplémentaires d’événements autour de la conférence.
A l’issue de ces deux journées de travail, une Déclaration d’Accra a été adoptée qui, notamment, appelle les Etats membres à appliquer des règles strictes antidiscriminatoires afin que chacun puisse jouir de manière égale de son droit à la liberté d’expression. Cette déclaration appelle à reconnaître par une loi le droit des journalistes à la protection de la confidentialité de leur sources, à promouvoir la diversité des médias, y compris en exigeant aux médias d’être transparents sur leurs propriétaires. Les artistes et autres créateurs sont, quant à eux, encouragés à utiliser les outils de la communication digitale.
En marge de la conférence, des organisations de journalistes ont présenté des événements relatifs à leurs domaines d’actions respectifs. Ainsi, Reporteurs sans frontières a tenu une conférence de presse et une présentation du livre sur le journaliste erythréen Dawit Isaak, détenu en prison depuis 2001.
Pour la première fois, l’UPF Internationale était présente et active pendant ces journées, à l’invitation de la directrice de l’UNESCO Audrey Azoulay, qui avait reçu notre organisation début mars à Paris.
Ainsi a été réactivé le rôle de membre consultatif que l’UPF joue aujourd’hui auprès de l’organisation internationale, reconnaissance de son rôle, de son dynamisme et de sa représentativité.

La délégation de l’UPF était composée de Zara Nazarian, Trésorière internationale, et de Jean Kouchner, Secrétaire général. A l’occasion de cette invitation, ils ont également rencontré la jeune section ghanéenne de l’UPF, née en 2014.


Le président de la section ghanéenne de l’Upf Charles Nzi, aux côtés de la trésorière de la section Madeleine Nda et de Zara Nazarian, trésorière internationale.


Conférence plénière, mercredi à Accra


Une intervenante ghanéenne dans l’atelier : comment la liberté de l’information peut contribuer au développement ?


Les artistes, auteurs des portraits des journalistes assassines depuis quelques mois, devant leurs œuvres

Une minute de silence observée par l’assemblée plénière lors de la cérémonie d’ouverture.

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